Home SantéVaccination contre le virus respiratoire syncytial : quand commence-t-elle et à qui s’adresse-t-elle ?

Vaccination contre le virus respiratoire syncytial : quand commence-t-elle et à qui s’adresse-t-elle ?

by Sophie Martin

Publié le 12 janvier 2026. La vaccination contre le virus respiratoire syncytial (VRS) sera déployée à l’échelle nationale à partir de ce jour, une initiative majeure visant à protéger les nouveau-nés et à soulager la pression sur le système de santé.

  • La campagne de vaccination s’adresse aux femmes enceintes entre la 32e et la 36e semaine de gestation (plus 6 jours).
  • Plus de 178 000 doses ont déjà été acquises et seront distribuées dans toutes les régions du pays.
  • Les résultats de la campagne de 2025 ont démontré une réduction significative des hospitalisations et des admissions en réanimation chez les nourrissons.

Le ministère de la Santé a annoncé le lancement officiel de la vaccination contre le virus respiratoire syncytial (VRS) dans tout le pays. Cette mesure préventive vise à anticiper la protection des nouveau-nés face à la circulation saisonnière du virus, responsable d’infections respiratoires souvent sévères chez les bébés, et à limiter l’engorgement des services hospitaliers pédiatriques.

La stratégie de vaccination maternelle, déjà mise en œuvre avec succès en 2025, a été saluée au niveau international. L’an dernier, plus de 178 000 doses ont été administrées, atteignant une couverture de 65 % de la population cible. Les données préliminaires révèlent une diminution de 62 % des hospitalisations et une baisse de 70 % des admissions en soins intensifs chez les nourrissons de moins de six mois.

Le vaccin est destiné aux femmes enceintes entre la 32e et la 36e semaine de gestation (plus 6 jours). Il permet de transférer des anticorps protecteurs au bébé pendant la grossesse, assurant ainsi une immunité dès la naissance. Cette approche réduit considérablement le risque de bronchiolite sévère, de pneumonie, d’hospitalisation et de complications graves au cours des six premiers mois de vie. L’accès au vaccin ne nécessite pas de certificat médical, mais uniquement une attestation précisant la semaine de grossesse.

Le virus respiratoire syncytial (VRS) est la principale cause d’infections des voies respiratoires inférieures chez les nourrissons. Bien que la bronchiolite soit la manifestation la plus fréquente, les infections à VRS peuvent également entraîner des complications à long terme, telles qu’une respiration sifflante récurrente et un risque accru de développer de l’asthme.

Les doses de vaccin sont déjà disponibles sur le territoire national et seront distribuées aux différentes régions à partir de la semaine prochaine. Cette campagne de vaccination ne vise pas seulement à protéger les nouveau-nés, mais également à optimiser l’utilisation des ressources du système de santé, car la forte occupation des lits pédiatriques et la surcharge des services d’urgence engendrent des coûts directs et indirects importants.

Le VRS se transmet par les sécrétions respiratoires émises lors de la toux, des éternuements ou du contact avec des surfaces contaminées. Le virus peut survivre plusieurs heures sur des objets durs, comme les tables ou les rampes d’escalier, mais sa survie est plus limitée sur des matériaux souples, tels que les mouchoirs ou les mains. Pour prévenir la contagion, il est recommandé de se laver fréquemment les mains à l’eau et au savon, de se couvrir la bouche et le nez en toussant ou en éternuant, et de rester à la maison en cas de symptômes d’infection respiratoire.

La vaccination représente le moyen le plus efficace de protéger les populations vulnérables. Chez les nouveau-nés et les nourrissons, cette protection est assurée par le transfert d’anticorps de la mère au bébé pendant la grossesse. Des vaccins spécifiques pour les personnes âgées, développés par des laboratoires tels que GSK et Pfizer, ont également démontré leur efficacité à réduire le risque de maladie grave et d’hospitalisation. Plus d’informations sur les anticorps monoclonaux disponibles en Argentine.

Bien que souvent moins médiatisées, les complications liées au VRS chez les adultes, en particulier ceux souffrant de maladies chroniques, peuvent être graves et parfois confondues avec la grippe ou la COVID-19.

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