Publié le 22 octobre 2025 13:07:00. Une première étude de quarantaine menée à l’Université d’Anvers a permis de cartographier précisément l’impact de la grippe sur l’organisme et sa propagation, ouvrant la voie à une meilleure préparation face aux épidémies potentielles.
- Vingt-quatre participants ont été volontairement infectés par le virus de la grippe dans le cadre de cette étude inédite.
- L’analyse de près de 4 000 échantillons biologiques permettra de comprendre pourquoi certaines personnes sont plus contagieuses que d’autres et comment l’immunité se développe.
- Les résultats de cette recherche, qualifiée de « Formule 1 des études cliniques », sont attendus dans les prochains mois.
C’est à Vaccinopolis, le centre de recherche de l’Université d’Anvers (UAntwerp) inauguré il y a deux ans, que s’est achevée mercredi une étude de quarantaine sans précédent. Durant treize jours, en septembre et octobre, 24 participants ont été confinés dans le bâtiment afin d’observer de près les effets de l’infection grippale sur le corps humain et les mécanismes de transmission du virus.
L’objectif principal de cette étude est de mieux cerner la quantité de virus excrétée par les personnes infectées et la manière dont elles développent une immunité. Les chercheurs cherchent notamment à comprendre pourquoi certaines personnes agissent comme de véritables « super-contaminatrices » tandis que d’autres le sont beaucoup moins. Le rôle des muqueuses pulmonaires est au cœur de leurs investigations.
Selon les partenaires de la recherche, ces connaissances sont essentielles pour pouvoir réagir rapidement et efficacement en cas d’épidémie susceptible de dégénérer en pandémie.
« Les 24 participants qui ont commencé l’étude l’ont également complétée. Vingt participants ont développé une infection bénigne. Tous n’avaient pas de symptômes. Les autres ont souffert de douleurs musculaires et de maux de tête, mais ces symptômes ont disparu au bout de quelques jours. »
Professeur Pierre Van Damme (UAntwerp)
Des prélèvements de salive et de sang ont été effectués sur chaque participant, représentant un total de 3 900 échantillons. Ces derniers sont désormais analysés par des scientifiques d’Anvers, de Louvain, de Rome et de Copenhague, afin d’approfondir la compréhension de la charge virale et du développement de l’immunité.
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