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Vaisseau extraterrestre ou comète ? 3I/ATLAS lance des ondes radio pour révéler les secrets | Comètes interstellaires | Objets interstellaires

by Clara Dubois

Publié le 12 novembre 2025 à 13h31. Une comète interstellaire, baptisée 3I/ATLAS, continue de susciter l’émerveillement et la controverse parmi les astronomes, après la détection inédite d’ondes radio émises par l’objet et l’observation de phénomènes inhabituels qui alimentent les spéculations sur une possible origine artificielle.

  • Le radiotélescope MeerKAT en Afrique du Sud a capté des ondes radio provenant de 3I/ATLAS, révélant une signature d’absorption unique d’hydroxyle (OH) caractéristique des comètes.
  • Les détecteurs ExoMars et Mars Express de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont confirmé l’activité de dégazage de la comète et observé la formation d’une « anti-queue ».
  • Malgré des anomalies persistantes, comme des variations de couleur et de luminosité, le consensus scientifique penche vers une origine naturelle pour 3I/ATLAS, offrant un aperçu précieux de la composition des comètes en dehors de notre système solaire.

La comète interstellaire 3I/ATLAS a captivé l’attention de la communauté scientifique depuis son observation en 2025. Son comportement atypique a rapidement soulevé des questions quant à sa nature : s’agissait-il d’un phénomène naturel, d’une comète classique, ou d’un objet artificiel d’origine extraterrestre ? Récemment, une avancée significative a été réalisée grâce au radiotélescope MeerKAT, situé en Afrique du Sud. Pour la première fois, des ondes radio ont été détectées émanant de 3I/ATLAS.

L’analyse de ces signaux a révélé une raie d’absorption spécifique de l’hydroxyle (OH), une molécule fréquemment observée dans les comètes. Lorsque ces objets célestes s’approchent du Soleil, la lumière ultraviolette décompose la vapeur d’eau, produisant des molécules d’OH qui absorbent les ondes radio à certaines fréquences, créant ainsi des « creux » dans le spectre. Les astronomes considèrent cette observation comme une preuve irréfutable de l’activité cométaire et confirment l’origine naturelle de 3I/ATLAS.

Parallèlement, les sondes ExoMars et Mars Express de l’Agence spatiale européenne (ESA) ont observé la comète entre le 1er et le 7 octobre, confirmant également son phénomène de dégazage. Les nouvelles images ont mis en évidence le développement d’une « anti-queue », une structure inhabituelle qui pointe vers le Soleil. Ce phénomène est courant et résulte de l’interaction entre le vent solaire et les gaz éjectés par la comète.

À l’avenir, la sonde Juno de la NASA tentera de détecter les émissions radio de basse fréquence de 3I/ATLAS près de Jupiter (à environ 53 millions de kilomètres) en mars 2026, afin d’approfondir la connaissance de ses propriétés physiques.

Malgré ces données encourageantes, les anomalies observées dans 3I/ATLAS continuent de susciter des débats passionnés, notamment sur les réseaux sociaux comme X et Reddit. De nombreuses questions sont soulevées quant à la possibilité que cet objet soit en réalité une technologie extraterrestre. Plusieurs points spécifiques alimentent ces spéculations :

1) **L’accélération non gravitationnelle :** Les comètes présentent une légère accélération supplémentaire par rapport à ce qui serait attendu en fonction de la gravité du Soleil. L’astronome de Harvard Avi Loeb a souligné que, si 3I/ATLAS ne produisait pas de queue de comète typique, cette accélération pourrait indiquer une origine artificielle. Il estime la probabilité qu’il s’agisse d’un objet technologique à 30 à 40 %. Cependant, la NASA a réfuté cette théorie, affirmant qu’il n’existe aucune preuve à l’appui et que le comportement de 3I/ATLAS est cohérent avec celui d’une comète naturelle.

2) **Les changements de couleur et de luminosité :** 3I/ATLAS a été observé passant du rouge au bleu et connaissant des variations soudaines de luminosité. Certains théoriciens du complot y voient une forme de « camouflage » ou d’« activation », mais les experts estiment que ces changements sont dus à l’interaction de la lumière solaire avec les gaz libérés par la comète.

3) **Le signal d’alliage de nickel élevé :** Une détection initiale a révélé la présence d’un signal d’alliage de nickel élevé dans 3I/ATLAS, sans la présence correspondante de fer. Certains interprètent cela comme la signature d’un matériau artificiel de « qualité industrielle ». Toutefois, les astronomes soulignent qu’il pourrait s’agir d’une différence de composition par rapport aux comètes de notre système solaire.

En dépit de ces interrogations, le consensus actuel est que 3I/ATLAS est une comète naturelle dont les anomalies sont liées à son origine lointaine, potentiellement au sein du disque épais d’un autre système stellaire. Sa composition chimique, différente de celle des comètes de notre système solaire, offre ainsi une opportunité unique d’étudier les comètes provenant d’autres mondes.

(Reportage complet du journaliste Li Siwen/Rédacteur en chef : Lin Qing)

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