La vidéo assistance arbitrage (VAR) continue de susciter la controverse en Premier League, notamment sur les décisions concernant les fautes de main. Récemment, plusieurs incidents litigieux ont interrogé sur la cohérence de son application et la justesse des jugements rendus.
Le cas le plus récent concerne un match entre Wolverhampton et Manchester United, où deux situations impliquant des contacts du ballon avec le bras de joueurs de Wolverhampton ont été examinées. Lors de la 38e minute, un tir d’Amad Diallo a touché le bras d’Emmanuel Agbadou, mais l’arbitre, Michael Salisbury, n’a pas sifflé penalty. La VAR a confirmé cette décision, estimant que le contact n’était pas une faute de main selon les critères en vigueur.
Les critères d’évaluation d’une faute de main sont précis : le joueur a-t-il délibérément touché le ballon avec la main ou le bras en effectuant un mouvement vers le ballon ? La position de la main ou du bras rend-elle le corps du joueur artificiellement plus grand ? Dans le cas d’Agbadou, la VAR a jugé que la zone de contact et le mouvement du bras n’étaient pas suffisants pour constituer une infraction.
Cependant, un ancien arbitre de Premier League, Andy Davies, estime que la VAR aurait dû intervenir. « En temps réel, cela ressemblait et semblait être une faute de main, et après avoir revu les images, je pense que c’est une intervention manquée de la VAR », a-t-il déclaré. Il souligne que le bras d’Agbadou s’est déplacé vers le ballon, augmentant artificiellement la surface de son corps.
Quelques minutes plus tard, à la 80e minute, un nouveau tir d’Amad Diallo a heurté le bras de Yerson Mosquera. Cette fois, l’arbitre Salisbury, qui avait une vue dégagée, n’a pas non plus sifflé penalty. La VAR a cependant estimé que Mosquera s’était intentionnellement dirigé vers le ballon et a recommandé une revue de l’action par l’arbitre sur le bord du terrain (OFR).
Après avoir visionné les images, Salisbury a accordé un penalty à Manchester United et averti Mosquera d’un carton jaune. Davies approuve cette décision : « Il s’agit, à mon avis, d’une intervention correcte. » Il reconnaît la difficulté d’appliquer la règle de la main de manière cohérente, mais estime que les deux incidents de ce match auraient dû entraîner une intervention de la VAR.
Un autre cas litigieux s’est produit lors d’un match entre Brighton et West Ham. À la 90e + 1e minute, Georginio Rutter a marqué le but d’égalisation pour Brighton après que le ballon ait semblé toucher son bras en amont. La VAR a validé le but, estimant que le bras de Rutter était dans une position naturelle et que le contact n’était pas suffisamment proche du but pour être considéré comme une faute.
« Il s’agit d’une situation qui suscitera des débats, compte tenu de l’issue du match », a reconnu l’entraîneur de West Ham, Nuno Espirito Santo, estimant qu’il s’agissait d’une mauvaise interprétation de la règle. Davies, tout en reconnaissant la subjectivité de la décision, estime que le but était valable car il a été marqué lors d’une phase de jeu ultérieure. Il précise toutefois qu’un but marqué directement après le contact avec le bras aurait été annulé, même si le contact n’était pas intentionnel.
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