Publié le 21 décembre 2025 à 07h16. Face à la pression financière et émotionnelle que peut engendrer la période de Noël, de plus en plus de personnes choisissent de réduire, voire de supprimer, les cadeaux, privilégiant ainsi le bien-être et la sérénité.
- Une mère de famille norvégienne témoigne de son soulagement après avoir décidé de limiter les cadeaux de Noël.
- Selon Virke, les dépenses moyennes des ménages norvégiens pour les fêtes de fin d’année s’élèvent à 26 700 couronnes norvégiennes (NOK).
- Une psychologue souligne l’importance de communiquer ouvertement sur les raisons de cette décision afin d’éviter les malentendus et de préserver les relations.
Veronika Andersen, 50 ans, habitante d’Alta, dans le Finnmark, a pris une décision radicale : réduire drastiquement le nombre de cadeaux offerts à Noël. Initialement séduite par l’idée de faire plaisir à son entourage, elle a rapidement été submergée par l’ampleur de la tâche et le fardeau financier que cela représentait. « C’était un travail énorme qui nous prenait des semaines à accomplir », confie-t-elle.
La décision de limiter les cadeaux ne s’est pas faite sans appréhension. « Dès que j’ai commencé à en parler à mes proches, ce fut presque comme un soulagement », se souvient Veronika Andersen. Elle a été agréablement surprise par l’accueil positif de son entourage, certains se sentant même libérés par cette initiative.
Cette tendance à remettre en question la tradition des cadeaux de Noël s’inscrit dans un contexte économique plus large. Selon Virke, les dépenses moyennes des ménages norvégiens pour les fêtes de fin d’année s’élèvent à 26 700 couronnes norvégiennes (NOK), incluant les cadeaux, la nourriture et les boissons.
La psychologue Elisabeth Norman explique que la pression des cadeaux peut avoir des conséquences négatives sur le sommeil, l’humeur et la qualité de vie. « Offrir des cadeaux n’est pas en soi un problème, mais si nous n’avons pas vraiment le temps ou l’argent pour acheter tous ces cadeaux, ou si nous pensons que les cadeaux ne sont pas « assez bons », cela peut provoquer des sentiments négatifs », explique-t-elle. Elle conseille d’être honnête sur les raisons de cette décision et de proposer des alternatives, comme un moment de partage autour d’une boisson chaude ou une promenade.
« Une tradition du cadeau qui est soudainement rompue sans explication peut, dans le pire des cas, être vécue comme blessante. »
Elisabeth Norman, psychologue et professeure à l’Université de Bergen
Elisabeth Norman met en garde contre le risque de créer un sentiment de déception si la décision de limiter les cadeaux est prise de manière unilatérale. Elle souligne l’importance de la communication et de la transparence pour préserver les relations.
Dans la famille Andersen, un compromis a été trouvé : seuls les enfants recevront des cadeaux, financés collectivement par les adultes. « Vous parvenez toujours à prendre soin du geste et de la joie de donner, mais aussi à réduire les tracas et le fardeau financier liés aux longues listes de cadeaux », explique Veronika Andersen. Elle a ainsi réduit sa liste de cadeaux d’environ 15 à un seul.
Pour Veronika Andersen, le résultat est sans appel : plus de temps libre et moins de stress financier. « J’ai beaucoup plus de temps à perdre et on n’entre pas à Noël complètement épuisé et avec un portefeuille vide », conclut-elle.
