Vienne, 27 septembre 2025 – L’Opéra d’État de Vienne a présenté une nouvelle production de « Tosca » de Giacomo Puccini, saluée pour sa mise en scène soignée et les performances vocales captivantes, notamment celle du baryton Ludovic Tézier dans le rôle de Scarpia.
- La production de « Tosca » met en valeur une mise en scène de Margarethe Wallmann et des décors de Nicola Benois, créant un cadre idéal pour les interprètes.
- Elena Stikhina a incarné Tosca avec une voix puissante et une présence scénique convaincante, tandis que Jonathan Tetelman a interprété Cavaradossi avec une belle intensité.
- Ludovic Tézier a été particulièrement acclamé pour son interprétation nuancée et saisissante de Scarpia, le personnage antagoniste de l’opéra.
Après des performances précédentes parfois inégales, l’Opéra d’État de Vienne a offert une « Tosca » qui a pleinement satisfait les attentes. La production, qui s’inscrit dans la tradition de l’opéra napoléonien, a bénéficié d’une mise en scène intelligente et d’une direction musicale précise, permettant aux chanteurs de s’épanouir pleinement.
La scénographie a particulièrement été saluée pour sa capacité à créer des espaces distincts et évocateurs, de l’église où se déroule le premier acte à l’étude luxueuse de Scarpia au Palazzo Farnese, en passant par le toit de l’Engelsburg. Cette attention aux détails a permis de souligner la complexité psychologique des personnages et de renforcer l’impact dramatique de l’œuvre.
Elena Stikhina, dans le rôle titre, a démontré une technique vocale solide et une présence scénique captivante. Bien que sa performance ait manqué d’une certaine étincelle, elle a su incarner la passion et la vulnérabilité de Tosca. Elle a récemment été acclamée à Salzbourg dans « Andrea Chenier » avec Beczala et a également interprété « Iolanta » et « Salomé » à Vienne.
Jonathan Tetelman, en Cavaradossi, a impressionné par sa voix substantielle et son jeu d’acteur engagé. Il a su rendre la fougue et le désespoir de l’amant révolutionnaire, bien que certains aient noté une tendance à surjouer certains passages. Il représente une nouvelle génération de ténors prometteurs, issus de l’Amérique latine, qui perpétuent la tradition lyrique de la région.
Cependant, c’est Ludovic Tézier qui a véritablement volé la vedette de la soirée. Son interprétation de Scarpia a été unanimement saluée pour sa profondeur psychologique et sa puissance vocale. Il a su donner au personnage une dimension humaine, tout en soulignant son cynisme et sa cruauté. Il a déjà démontré son talent dans d’autres rôles, mais son Scarpia est sans aucun doute une performance marquante.
Pier Giorgio Morandi a assuré une direction musicale impeccable, accompagnant les chanteurs avec sensibilité et précision. Les rôles secondaires ont également été brillamment interprétés, notamment par Wolfgang Bankl dans le rôle du Mesner.
La représentation a été accueillie avec enthousiasme par le public, qui a réservé une longue ovation aux interprètes et à l’équipe artistique.
Renate Wagner
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