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La couleur verdâtre de la comète interstellaire 3i / Atlas intrigue les scientifiques

by Thomas Caron

Publié le 28 septembre 2023 23:23:00. Une comète interstellaire, baptisée 3i/Atlas, intrigue les astronomes en raison de sa couleur verte inhabituelle et de sa composition chimique atypique, remettant en question nos connaissances sur ces visiteurs venus d’autres systèmes solaires.

  • La comète 3i/Atlas présente une luminescence verte anormale, sans la présence significative de dicarbono (C₂), molécule généralement associée à ce phénomène.
  • Des observations du télescope spatial James Webb (JWST) ont révélé des niveaux inhabituels de dioxyde de carbone, ainsi que des traces de nickel et de cyanogène, sans que ces éléments expliquent la couleur verte.
  • L’astronome Avi Loeb a émis l’hypothèse que 3i/Atlas pourrait être un objet artificiel, une théorie écartée par la NASA.

Découverte le 1er juillet par le télescope ATLAS au Chili, la comète interstellaire 3i/Atlas a immédiatement attiré l’attention des scientifiques. Son éclat verdâtre, observé notamment lors de l’éclipse lunaire totale du 7 septembre par des astrophotographes en Namibie, a soulevé de nombreuses questions. Les comètes affichent souvent une teinte verte à l’approche du Soleil, due à l’émission de vapeur contenant du dicarbono (C₂). Cependant, l’analyse chimique de 3i/Atlas n’a pas détecté cette molécule en quantités suffisantes pour expliquer le phénomène.

Cette absence de dicarbono soulève deux hypothèses principales. Soit le C₂ est présent à des niveaux trop faibles pour être détectés avec les instruments actuels, soit une autre molécule est responsable de la coloration verdâtre. Les observations réalisées par le Télescope spatial James Webb (JWST) ont mis en évidence des niveaux inhabituels de dioxyde de carbone, ainsi que des traces de nickel et de cyanogène. Toutefois, ces substances ne produisent pas de fluorescence verte, laissant le mystère entier.

Une étude préliminaire menée par l’astronome Luis Salazar Manzano de l’Université du Michigan suggère que la détection précoce de cyanogène pourrait indiquer une forte concentration de molécules rares de la chaîne de pension, comme le C₂ et le C₃. Selon les chercheurs, le rapport entre C₂ et CN place 3i/Atlas parmi les comètes les plus pauvres en carbone jamais enregistrées.

L’astronome Avi Loeb, de l’Université de Harvard, a avancé une hypothèse plus audacieuse : 3i/Atlas pourrait être un objet artificiel. Il base cette proposition sur l’absence de lignes visibles de gaz et de poussière, ainsi que sur la trajectoire inhabituelle de la comète. Il a même spéculé sur la possibilité d’une manœuvre secrète dans l’espace profond lors de son passage derrière le Soleil en octobre. Cependant, la NASA a rapidement écarté cette possibilité, affirmant que l’objet présente des caractéristiques typiques d’une comète naturelle, bien que différentes de celles observées dans notre système solaire. Plus d’informations sur les premières interrogations des astronomes.

Selon le spécialiste des corps mineurs du système solaire, Tom Statler, les anomalies observées ne sont pas rares chez les comètes, qui sont des mélanges complexes de poussière et de glace réagissant de manière imprévisible à la chaleur solaire. Il a également précisé que 3i/Atlas ne s’approchera pas de la Terre à moins de 270 millions de kilomètres, mais passera près de Mars, Jupiter et Vénus.

Loeb lui-même a admis que l’explication la plus simple est que 3i/Atlas est bien une comète, tout en défendant son hypothèse comme un exercice de remise en question des idées reçues.

Ces comètes interstellaires sont des objets exceptionnels. Contrairement aux planètes, lunes, astéroïdes, comètes et même à la vie dans notre système solaire, qui partagent une origine commune, les comètes interstellaires proviennent de l’extérieur et sont de véritables visiteurs. Elles renferment des indices précieux sur la formation des mondes au-delà de notre voisinage cosmique.

Brèves données sur la comète 3i/Atlas :

  • Taille : De quelques centaines de mètres à quelques kilomètres de diamètre.
  • Vitesse : Environ 210 000 km/h (130 000 mph), la plus élevée jamais enregistrée pour un visiteur de notre système solaire.
  • Âge : Des milliards d’années, comme l’indique sa vitesse impressionnante, témoignant d’un long voyage dans l’espace.
  • Distance maximale de la Terre : 240 millions de kilomètres.
  • Distance minimale de Mars : 30 millions de kilomètres.

https://www.youtube.com/watch?v=LANWSQO8TRU

La NASA découvre un nouvel exoplanet.

*La création de ce contenu a bénéficié de l’assistance de l’intelligence artificielle. La source de ces informations provient d’un média d’Amérique latine (GDA) et a été examinée par un rédacteur pour garantir son exactitude. Le contenu n’a pas été généré automatiquement.

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