Publié le 13 janvier 2024 à 14h35. Un homme britannique a été condamné à quatre ans et demi de prison pour avoir sciemment exposé une femme au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en ayant des rapports sexuels non protégés après avoir arrêté son traitement médical.
- Un homme de 31 ans, Luke Davis, a été reconnu coupable de coups et blessures graves.
- Il a caché son statut séropositif à sa partenaire et a interrompu sa prise de médicaments antirétroviraux.
- La victime a découvert son infection en 2021 et a porté plainte.
Luke Davis, originaire de Kidderminster, dans le Worcestershire, a été jugé par le tribunal de Hereford. Il savait qu’il était porteur du VIH depuis 2017 et suivait initialement un traitement. Cependant, à partir de 2019, il a cessé de prendre ses médicaments et a manqué ses rendez-vous de suivi médical, tout en continuant à avoir des relations sexuelles non protégées.
La femme qu’il a infectée a découvert son statut séropositif lors d’un examen de routine en 2021 et a immédiatement alerté les autorités. L’enquête a révélé que Davis avait délibérément caché son infection à sa partenaire et avait eu plusieurs rapports sexuels à risque.
Il a gardé le silence par peur et par égoïsme
Interrogé par la police, Davis a affirmé qu’il ne voulait mettre personne en danger, mais qu’il craignait également que son secret ne soit révélé à toute la ville. Il a également avancé l’idée erronée que sa charge virale n’était plus contagieuse en l’absence de traitement. Le tribunal n’a pas cru à ces justifications.
« Vous avez été informé par le système de santé qu’il est important de se protéger et d’être ouvert avec les futurs partenaires sexuels. Vous avez choisi d’ignorer ce conseil. »
Martin Jackson, juge
Le juge Martin Jackson a souligné le caractère « totalement irresponsable » du comportement de Davis, motivé par des « raisons purement égoïstes ». Il a également estimé que les remords exprimés par l’accusé étaient « très tardifs ».
La victime témoigne d’une « peine à perpétuité »
La victime a décrit l’impact dévastateur de l’infection sur sa vie. Dans sa déclaration au tribunal, elle a évoqué une « période la plus sombre » de son existence, ressentant une sensation physique de malaise et une perte de confiance en elle. Elle souffre désormais d’anxiété, de dépression, d’insomnie et d’isolement.
« Je me sentais physiquement malade, comme si ma peau picotait. C’était la période la plus sombre de ma vie. »
La victime
Elle a qualifié sa situation de « peine à perpétuité », regrettant la personne qu’elle aurait pu être. Davis a tenté de justifier son comportement en évoquant des traumatismes personnels, notamment le décès de son enfant en bas âge en 2017 et la perte de son grand-père des suites de la Covid-19 en 2020, affirmant qu’il se reprochait d’avoir introduit le virus dans son foyer.
Une infection évitable
Les procureurs ont souligné que Davis avait déjà bénéficié d’une thérapie et que son traitement antirétroviral aurait pu réduire sa charge virale à un niveau indétectable. En interrompant sa prise de médicaments et en manquant ses rendez-vous médicaux, il a rendu l’infection inévitable.
La police de Mercie occidentale a précisé qu’il s’agissait du premier cas de condamnation pour transmission intentionnelle du VIH dans la région. Le commissaire-détective Gerard Smith a salué le courage de la victime, qui devra désormais suivre un traitement médical à vie en raison du comportement imprudent de Davis. Plus d’informations sur les conséquences de cette affaire.
Une enquête a été menée pour identifier d’éventuelles autres victimes, mais aucune n’a été recensée à ce jour.
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