Home SantéVIH en Ligurie, Icardi : « Plus d’un cas par semaine, la moitié sont des diagnostics tardifs » – Primocanale.it

VIH en Ligurie, Icardi : « Plus d’un cas par semaine, la moitié sont des diagnostics tardifs » – Primocanale.it

by Sophie Martin

Publié le 1er décembre 2025 10h32:00. Malgré une légère baisse des nouveaux diagnostics, la situation du VIH en Ligurie et en Italie reste préoccupante, notamment en raison d’une proportion croissante de cas détectés à un stade avancé de la maladie.

  • 58 nouveaux cas d’infection par le VIH ont été enregistrés en Ligurie en 2024, soit plus d’un par semaine.
  • Près de la moitié de ces nouveaux diagnostics ont été posés lorsque l’infection avait déjà évolué vers le stade du SIDA.
  • Au niveau national, on observe une reprise du nombre de nouveaux cas depuis 2020, avec une augmentation particulièrement marquée chez les plus de 50 ans.

La région Ligurie a enregistré 58 nouveaux diagnostics d’infection par le VIH en 2024, ce qui représente une moyenne de plus d’un cas par semaine. Bien que ce chiffre soit en diminution par rapport aux 78 cas recensés en 2023, une tendance inquiétante se confirme : près de la moitié des nouveaux patients (28 sur 58) ont été diagnostiqués à un stade avancé de la maladie, alors que le SIDA était déjà manifesté. Cette situation souligne l’importance d’un dépistage précoce.

Selon le professeur Giancarlo Icardi, directeur du département d’hygiène de la Polyclinique San Martino et contact régional pour l’Istituto Superiore di Sanità, ces données rappellent que le virus du VIH reste une menace constante.

« Ces données nous rappellent que le virus responsable de la maladie ne s’arrête jamais. »

Giancarlo Icardi, directeur du département d’hygiène de la Polyclinique San Martino

Il met en évidence un manque de sensibilisation aux risques de contamination sexuelle et à l’importance des rapports sexuels protégés, souvent sous-estimés. À ce jour, 986 personnes sont touchées par le SIDA en Ligurie.

Au niveau national, la situation est également préoccupante. Barbara Suligoi, directrice du centre opérationnel SIDA de l’Istituto Superiore di Sanità, a constaté une augmentation de l’incidence du VIH, qui reste une pathologie chronique. Près de 2 500 nouveaux diagnostics ont été détectés en Italie en 2024, et une reprise du nombre de cas est observée depuis 2020. L’infection touche principalement les personnes âgées de 25 à 40 ans, mais l’augmentation la plus significative en pourcentage concerne les plus de 50 ans.

La prévention demeure l’outil le plus efficace pour lutter contre le VIH, avec une attention particulière portée à l’utilisation du préservatif et à la prophylaxie pré-exposition (PrEP). Le coût annuel moyen par personne affectée par le VIH s’élève à environ 6 800 euros, ce qui représente un impact économique significatif, estimé à plus d’un milliard d’euros pour l’ensemble de la population italienne séropositive.

L’Association nationale de lutte contre le sida (ANLAIDS) souligne que près de 60 % des nouveaux diagnostics de VIH en 2024 ont été posés tardivement, souvent accompagnés de symptômes graves d’immunodéficience. Pour intercepter les cas encore non diagnostiqués, il est crucial d’élargir l’offre de tests rapides, notamment aux urgences et dans les cabinets de médecins généralistes. Un dépistage systématique pourrait ainsi sauver des vies, réduire les transmissions involontaires et améliorer les perspectives de traitement.

Sur le plan mondial, des progrès significatifs ont été réalisés dans la lutte contre le sida, mais la vigilance reste de mise. Le programme « Dream » de la Communauté de Sant’Egidio, actif depuis 23 ans dans 11 pays africains, se concentre sur les jeunes, un groupe de plus en plus vulnérable. Près de 6 000 adolescents (15-24 ans) bénéficient d’une thérapie grâce à ce projet qui combine soins médicaux, soutien psychologique, éducation et inclusion sociale.

« Investir dans la prévention et le traitement des jeunes signifie élever une génération en bonne santé, qui représente l’avenir des pays africains. »

Paola Germano, directrice de Dream

Le modèle intégré « Dream » place la personne au centre, combat la stigmatisation et crée un réseau de soutien et de confiance au sein des communautés.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.