Publié le 6 décembre 2023 07:20:00. La Direction Générale de l’Alimentation et Vétérinaire (DGAV) a confirmé la circulation active du virus de la fièvre du Nil occidental sur le territoire portugais, incitant les propriétaires de chevaux à prendre des précautions, notamment la vaccination et la protection contre les moustiques.
- Douze foyers de la maladie ont été identifiés à ce jour, principalement dans les régions de l’Alentejo et de Lisbonne.
- La DGAV recommande vivement la vaccination des chevaux dans les zones à risque et des mesures de lutte contre les vecteurs, comme les moustiques.
- La fièvre du Nil occidental, bien que souvent bénigne chez les chevaux, peut entraîner des complications neurologiques graves et parfois mortelles.
La présence du virus de la fièvre du Nil occidental a été officiellement confirmée par la DGAV suite à plusieurs signalements de suspicions de maladie chez les chevaux. Douze foyers ont été recensés jusqu’à présent : huit dans la région de l’Alentejo et quatre dans la région de Lisbonne et de la vallée du Tage. Cette confirmation souligne la présence active de l’agent pathogène sur le sol portugais.
Face à cette situation, la DGAV insiste sur l’importance de la vaccination des chevaux, en particulier dans les zones considérées comme infectées. En complément, elle préconise l’adoption de mesures préventives visant à limiter l’exposition des animaux aux piqûres d’insectes vecteurs. L’utilisation de moustiquaires, l’application de produits répulsifs et l’élimination des eaux stagnantes, propices à la prolifération des moustiques, sont considérées comme des actions essentielles.
La fièvre du Nil occidental est une maladie virale transmise par les moustiques. Chez les chevaux, l’infection peut se manifester de manière asymptomatique ou par une fièvre légère et transitoire. Cependant, dans un certain nombre de cas, elle peut évoluer vers des complications neurologiques sévères, telles que des encéphalites, qui peuvent s’avérer fatales. Il est crucial de noter que les chevaux et les humains infectés ne sont pas des vecteurs de transmission directe de la maladie ; la contagion se fait exclusivement par la piqûre d’un moustique porteur du virus.
Le virus de la fièvre du Nil occidental n’est pas nouveau en Europe. Sa première apparition a été enregistrée en 2000, en Camargue, en France. Fin septembre dernier, la DGAV avait déjà tiré la sonnette d’alarme concernant une augmentation inquiétante du nombre de cas observés sur le continent. Les données compilées jusqu’au 15 septembre de cette année font état de 272 foyers d’infection animale en Europe, l’Italie étant le pays le plus touché avec 216 cas. L’Allemagne, l’Autriche, la Croatie, l’Espagne, l’Estonie, la Grèce et la Hongrie ont également signalé des cas.
Concernant les espèces animales affectées, des cas de fièvre du Nil occidental ont été détectés chez les chevaux en Allemagne, en Croatie, en Espagne, en France, en Grèce, en Hongrie, en Italie et en Autriche. Les oiseaux, qui constituent le principal réservoir du virus, ont également été touchés, avec des nombres records enregistrés en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Autriche et en Estonie. Cette répartition géographique souligne le caractère endémique-épidémique que la maladie a pris au cours des deux dernières décennies.
Les propriétaires d’animaux, en particulier ceux situés dans les zones rurales et périurbaines des communes où la circulation virale a été confirmée, sont appelés à faire preuve de vigilance. Les autorités sanitaires maintiennent une surveillance épidémiologique active pour suivre l’évolution de la situation.
NR/HN/Lusa
Sur le même sujet
