Publié le 24 décembre 2025 à 18h00. Les craintes d’une épidémie de grippe avant les fêtes de fin d’année s’éloignent, selon les dernières données de l’institut de santé Nivel, permettant aux Français de se rendre chez leurs proches avec plus de sérénité.
- Le nombre de consultations pour symptômes grippaux a presque divisé par deux en une semaine.
- Aucune épidémie de grippe n’est actuellement déclarée, les seuils d’alerte ne dépassant pas les valeurs critiques.
- Une augmentation de la varicelle est observée chez les enfants, tandis que la situation du virus respiratoire syncytial (VRS) semble s’améliorer.
La situation épidémiologique en France est plus rassurante qu’il n’y paraissait il y a quelques jours. Les médecins généralistes ont constaté une baisse significative du nombre de patients présentant des symptômes grippaux. La semaine dernière, 21 personnes sur 100 000 habitants ont consulté pour des motifs liés à la grippe, contre 40 pour 100 000 la semaine précédente. Ce recul éloigne le spectre d’une épidémie précoce.
Pour qu’une épidémie de grippe soit déclarée, le seuil de 46 consultations pour 100 000 habitants doit être dépassé pendant au moins deux semaines, et des analyses de prélèvements doivent confirmer une circulation importante des virus grippaux. Actuellement, ces conditions ne sont pas remplies. La semaine dernière, 45 prélèvements ont été analysés, dont 9 se sont révélés positifs à la grippe. Parmi ces cas, quatre concernaient la variante H3N2, surnommée « super grippe » au Royaume-Uni.
Parallèlement à la grippe, les autorités sanitaires surveillent également la circulation d’autres virus. Neuf cas de virus respiratoire syncytial (VRS) ont été détectés. Ce virus, généralement bénin chez les adultes, peut provoquer des infections respiratoires graves chez les nourrissons. Le nombre de cas de VRS est actuellement inférieur à celui enregistré à la même période les années précédentes, ce qui pourrait être lié à l’introduction récente de vaccins pour les bébés de 0 an, selon le RIVM.
L’hiver dernier, les hôpitaux avaient été saturés par l’afflux de nourrissons atteints de bronchiolites causées par le VRS, entraînant des reports d’interventions chirurgicales. Cette année, la propagation du virus semble plus tardive et moins virulente, avec peu de cas nécessitant une hospitalisation en soins intensifs. Un porte-parole du RIVM a qualifié ces premiers chiffres d'”optimistes”, tout en appelant à la prudence.
La baisse du nombre de cas de grippe est observée chez les enfants de 0 à 14 ans et chez les personnes âgées de 65 ans et plus. En revanche, une légère augmentation des symptômes grippaux est constatée chez les adultes de 15 à 44 ans.
Concernant la varicelle, une forte augmentation du nombre de cas est signalée, en particulier chez les enfants de 5 à 14 ans. Environ 25 enfants sur 100 000 sont actuellement atteints, contre un peu plus de 10 la semaine précédente. Ce phénomène est inhabituel, car la varicelle est généralement plus fréquente pendant l’été.
La varicelle est causée par un virus qui peut rester latent dans l’organisme et se réactiver plus tard sous forme de zona. Les médecins généralistes n’ont pas constaté d’augmentation du nombre de cas de zona pour le moment.
Les raisons de cette recrudescence de la varicelle restent à déterminer, Nivel n’étant pas disponible en raison des vacances.
