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Voici les formes de cancer les plus courantes chez les chevaux

by Sophie Martin

Publié le 26 octobre 2025 03:55:00. Si le cancer reste relativement rare chez le cheval, certaines formes de tumeurs cutanées et internes nécessitent une vigilance accrue de la part des propriétaires, selon une communication de la compagnie d’assurance Agria.

  • Les chevaux sont moins susceptibles de développer un cancer que d’autres animaux, potentiellement en raison d’une division cellulaire plus lente et d’un système immunitaire robuste.
  • Le mélanome, particulièrement chez les chevaux gris, est la tumeur cutanée la plus fréquente, mais des formes plus graves, comme le lymphome, peuvent également survenir.
  • La détection précoce et la chirurgie sont les traitements les plus courants, bien que des options plus avancées existent à l’étranger.

Bien que globalement moins fréquents que chez d’autres espèces, les cancers ne sont pas inexistants chez le cheval. La compagnie d’assurance Agria a récemment publié des informations à ce sujet, soulignant l’importance d’une surveillance régulière.

Selon Agria, plusieurs facteurs pourraient expliquer cette relative résistance. Les chevaux présentent une division cellulaire plus lente, ce qui limite les opportunités de mutations pouvant mener au cancer. De plus, leur système immunitaire semble particulièrement efficace pour détecter et éliminer les cellules anormales. Des prédispositions génétiques et une exposition moindre à certains facteurs environnementaux cancérigènes pourraient également jouer un rôle.

Lorsque des tumeurs se développent, elles sont le plus souvent bénignes. Cependant, certaines formes nécessitent une attention particulière. Linda Dunback, vétérinaire chez Agria, explique :

« Les tumeurs cutanées, comme le mélanome et le sarcoïde, sont les plus courantes, mais il existe également des formes plus inhabituelles et plus graves de cancer interne. »

Linda Dunback, vétérinaire chez Agria

Le mélanome est particulièrement fréquent chez les chevaux gris, surtout ceux qui blanchissent avec l’âge. Il se manifeste généralement par des masses noires ou gris foncé autour de l’anus, sous la queue, à la base des oreilles, derrière les joues ou dans la crinière. Des recherches menées par la SLU (Université des Sciences Agricoles de Suède), avec le soutien du fonds de recherche Agria, indiquent que jusqu’à 80 % des chevaux gris de plus de 15 ans développent divers types de mélanome, liés à l’accumulation de mélanine.

L’encre, ou sarcoïde, est une autre tumeur cutanée courante, causée par un virus. Elle se localise souvent à l’intérieur des cuisses, aux coudes, sous le ventre ou près du garrot. Ces tumeurs peuvent être gênantes tant sur le plan esthétique que fonctionnel.

Les tumeurs du pénis sont souvent découvertes tardivement, ce qui complique leur traitement. Les propriétaires sont donc encouragés à inspecter régulièrement cet organe.

Le lymphome, bien que rare, représente la forme de cancer la plus agressive chez le cheval. La recherche sur cette maladie est encore limitée, et ses symptômes peuvent être variés.

Traitement

Le traitement principal des cancers chez le cheval repose sur la chirurgie, visant à retirer la tumeur et les tissus environnants. Des traitements plus avancés, comme la radiothérapie et la chimiothérapie, sont disponibles à l’étranger, mais peu pratiqués en Suède.

Les tumeurs bénignes peuvent parfois être laissées sans traitement si elles ne présentent pas de gêne pour l’animal.

Pronostic

Dans la majorité des cas, les chevaux se rétablissent après un traitement chirurgical ou médical, surtout si la tumeur est bénigne et détectée à un stade précoce. De nombreuses tumeurs cutanées, comme les mélanomes et les sarcoïdes, peuvent être enlevées sans affecter la qualité de vie du cheval ni sa capacité à travailler. Cependant, une surveillance régulière est importante, car certaines tumeurs peuvent réapparaître.

Les cancers internes, comme le lymphome, présentent un pronostic plus sombre, avec un taux de mortalité élevé et une difficulté de traitement accrue.

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