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Voici qui est l’architecte le plus influent de 2025

L’architecte libanaise-française Lina Ghotmeh figure parmi les personnalités les plus influentes de l'année selon le magazine Time, rejoignant ainsi un cercle restreint d'artistes, de scientifiques et d'activistes dont l'impact promet de façonner l'avenir. Cette reconnaissance souligne son approche…

Voici qui est l’architecte le plus influent de 2025

L’architecte libanaise-française Lina Ghotmeh figure parmi les personnalités les plus influentes de l’année selon le magazine Time, rejoignant ainsi un cercle restreint d’artistes, de scientifiques et d’activistes dont l’impact promet de façonner l’avenir. Cette reconnaissance souligne son approche singulière de l’architecture, ancrée dans la mémoire des lieux et la durabilité.

Cette inclusion dans le classement de Time n’est pas un prix, mais une reconnaissance d’une autre nature : une place au sein d’un canon qui embrasse l’art, la science, l’activisme et la technologie. Bjarke Ingels, également présent dans cette liste, se souvient de la jeune Lina Ghotmeh comme d’une architecte brillante, capable de remporter des concours internationaux grâce à des idées à la fois radicales et claires, comme elle l’a démontré avec le Musée national d’Estonie à Tartu.

Ses pairs saluent sa capacité à conjuguer audace et rigueur, simplicité et expérimentation – un éloge qui, dans le monde de l’architecture, vaut bien plus que de nombreux programmes théoriques. Lina Ghotmeh n’est pas une étoile montante au sens habituel du terme, mais une voix déjà reconnue qui continue de questionner les pratiques établies.

Son approche, qu’elle nomme « Archéologie du futur », consiste à concevoir l’architecture comme une fouille et une forme de mémoire. Chaque projet doit, selon elle, émerger du sol, du contexte et des histoires qui s’y sont accumulées. C’est ce principe qui a guidé la conception du bâtiment Hermès à Louviers, avec sa structure en bois intégrant le savoir-faire des artisans, ainsi que du Pavillon Serpentine à Londres, qui a transformé l’idée de convivialité en une expérience architecturale, intégrant des tables à la structure même du bâtiment pour souligner le caractère rituel et collectif de l’espace.

Actuellement, Lina Ghotmeh relève un défi de taille : la rénovation d’une partie du British Museum, une institution abritant une collection universelle. Choisie pour cette tâche malgré son jeune âge par rapport aux restaurateurs habituels, elle incarne une nouvelle sensibilité, capable de tisser des liens entre le paysage, la nature, la communauté et l’héritage historique.

Parallèlement, à Venise, elle poursuit son exploration des jardins en remportant la compétition pour la construction du nouveau pavillon permanent du Qatar. Une nouveauté significative, car aucun pavillon national n’y a été érigé depuis des décennies.

Son inclusion aux côtés d’entrepreneurs technologiques, de militants politiques, de musiciens et de scientifiques n’est pas fortuite : son architecture est bien plus qu’une simple construction, c’est un véritable discours culturel. Bien que son portfolio ne soit pas aussi étendu que celui d’un grand cabinet d’architecture, chaque projet se distingue par ses références et sa cohérence, le rendant immédiatement identifiable.

Dans un monde obsédé par les « archistars » et leurs effets spectaculaires, Lina Ghotmeh rappelle que l’architecture peut aussi être silence, sédimentation, écoute. C’est cette approche qui lui permet de s’affirmer comme une voix contemporaine, ni monumentale ni éphémère, mais enracinée, parfois sculpturale et toujours surprenante.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.