Publié le 2025-10-07 05:00:00. La betterave, bien plus qu’un simple légume coloré, recèle un composé essentiel, la bétaïne, qui pourrait jouer un rôle clé dans la protection du foie et des reins. Selon un nutritionniste, intégrer régulièrement ce légume à son alimentation pourrait offrir des bénéfices significatifs pour la santé de ces organes vitaux.
- La bétaïne, présente dans la betterave, est un acide aminé non essentiel qui soutient le bon fonctionnement du foie et des reins.
- Ce composé contribue au métabolisme et à la protection cellulaire, agissant comme un « donneur » dans les processus biochimiques essentiels.
- La consommation de betterave, notamment sous forme de jus, est un moyen efficace d’intégrer la bétaïne à son régime alimentaire.
La betterave, appréciée pour sa couleur vibrante, est désormais mise en lumière pour ses vertus insoupçonnées. Au-delà des bétalaïnes qui lui confèrent sa teinte caractéristique, c’est la bétaïne – ou triméthylglycine – qui attire l’attention des spécialistes. Ce composé, selon le nutritionniste Felipe Costa, est un allié précieux pour la santé hépatique et rénale.
« La bétaïne est la principale raison pour laquelle la betterave est considérée comme un atout pour le foie et les reins », explique Felipe Costa. Il précise qu’il s’agit d’un acide aminé non essentiel, ce qui signifie que l’organisme est capable de le produire, mais pas toujours en quantité suffisante pour obtenir les effets bénéfiques liés à la protection de ces organes.
La bétaïne joue un rôle fondamental dans le métabolisme et la protection cellulaire. Elle agit en tant que « donneur » dans les structures essentielles aux processus biochimiques du corps. Plus précisément, elle est cruciale pour convertir l’homocystéine en méthionine, un processus vital pour le foie et les reins. Des niveaux élevés d’homocystéine dans le sang sont en effet associés à un risque accru de problèmes cardiovasculaires, de maladies hépatiques et de troubles neurodégénératifs.
« Il est crucial pour convertir l’homocystéine en méthionine, ce qui est important car des niveaux élevés d’homocystéine sanguine sont associés à un plus grand risque de problèmes cardiovasculaires, aux maladies hépatiques et neurodégénératives »,
Felipe Costa, nutritionniste
Dans le cas de la maladie hépatique non alcoolique (DHGNA), souvent liée à une alimentation riche en sucres et en graisses et à un mode de vie sédentaire, la bétaïne agit comme un lipotrope, c’est-à-dire qu’elle favorise l’oxydation des acides gras et diminue la production de graisse. Elle possède également des propriétés anti-inflammatoires bénéfiques pour le foie.
En ce qui concerne la maladie du foie alcoolique (ALD), la bétaïne peut prévenir la perte de glutathion et de cystéine – deux antioxydants hépatiques naturels importants – causée par la consommation d’alcool. « Cela améliore la protection des cellules hépatiques et aide à corriger les changements génétiques induits par l’alcool au fil du temps », ajoute le nutritionniste.
La bétaïne peut également jouer un rôle protecteur en cas de lésions hépatiques médicamenteuses. Des études ont démontré qu’elle réduit les enzymes hépatiques indiquant des dommages et augmente les enzymes antioxydantes, telles que la glutathion peroxydase.
Les bienfaits de la bétaïne s’étendent également aux reins. Des recherches récentes suggèrent que la betterave pourrait être une thérapie potentielle pour les maladies rénales chroniques, car elle facilite à la fois la fonction hépatique et rénale.
Pour profiter de ces avantages, le nutritionniste recommande d’intégrer la betterave à son alimentation de diverses manières, notamment sous forme de jus, un moyen efficace d’obtenir ce composé fonctionnel.
L’action de la bétaïne est renforcée par d’autres nutriments, tels que la choline et les vitamines du complexe B, contribuant ainsi à la santé cardiovasculaire. « La combinaison de la betterave avec des aliments riches en choline, comme les œufs, la viande, le poisson et les produits laitiers, peut amplifier ses effets », souligne l’expert.
« Cette synergie aide le corps à maintenir l’équilibre métabolique, en particulier chez les personnes qui consomment peu de folate ou qui ont une consommation excessive d’alcool »,
Felipe Costa, nutritionniste
Malgré ses nombreux avantages, la bétaïne doit être utilisée avec prudence sous forme de supplément. Des doses supérieures à 4 grammes par jour peuvent augmenter le taux de cholestérol total. Il est donc recommandé de consulter un professionnel de la santé avant de commencer une supplémentation.
Les personnes atteintes d’une maladie rénale ou de diabète doivent également être prudentes, car la substance peut s’accumuler dans l’organisme. « Bien qu’elle soit considérée comme sûre à des doses appropriées, des études cliniques supplémentaires sont nécessaires pour confirmer son efficacité dans certains contextes de santé »,
Felipe Costa, nutritionniste
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