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Voiture électrique, BLU | 19 voitures neuves sur 20 sont des voitures électriques – mais qui achète la dernière ?

Publié le 9 décembre 2025 à 21h38. La voiture électrique domine désormais le marché norvégien, mais une analyse récente révèle que certains secteurs d'activité continuent de privilégier les moteurs à combustion interne, notamment pour des raisons pratiques et…

Voiture électrique, BLU | 19 voitures neuves sur 20 sont des voitures électriques – mais qui achète la dernière ?

Publié le 9 décembre 2025 à 21h38. La voiture électrique domine désormais le marché norvégien, mais une analyse récente révèle que certains secteurs d’activité continuent de privilégier les moteurs à combustion interne, notamment pour des raisons pratiques et opérationnelles.

  • En 2024, plus de nouvelles voitures électriques (Tesla Model Y en tête avec près de 17 000 immatriculations) ont été vendues en Norvège que de véhicules fonctionnant aux combustibles fossiles (un peu plus de 14 000).
  • Les entreprises, en particulier les sociétés de location et le secteur de la construction, sont les principaux acheteurs de voitures à moteur thermique.
  • Les exceptions à l’électrification sont justifiées par des besoins spécifiques, comme l’absence d’infrastructure de recharge ou les contraintes liées à certains usages professionnels (ambulances, véhicules de secours).

La Norvège confirme sa position de leader en matière de transition vers la mobilité électrique. Selon les données de l’Institut norvégien des statistiques (SSB), près de 19 voitures neuves sur 20 vendues en Norvège sont désormais électriques, une proportion qui ne cesse d’augmenter chaque mois. Ce chiffre met en évidence l’adhésion massive des particuliers à cette technologie, mais une analyse plus approfondie révèle des disparités significatives selon les types d’acheteurs.

En effet, l’étude du SSB montre que les particuliers sont désormais les principaux acquéreurs de véhicules électriques. En 2024, les organisations de divers types ont acheté 8 voitures particulières sur 10 équipées d’un moteur à combustion. Parmi les particuliers, un profil se distingue : les hommes de plus de 50 ans, particulièrement dans le sud et l’est du pays, qui semblent plus enclins à opter pour des véhicules de luxe ou de sport à moteur thermique.

Les entreprises, quant à elles, représentent une part importante des achats de véhicules à combustibles fossiles. Les sociétés de location et de leasing sont en tête de liste, suivies par les garages automobiles. Le secteur public, notamment les administrations et les services de secours, est également un acheteur notable de voitures à moteur thermique.

Les raisons de cette persistance des achats de véhicules non électriques sont multiples. Selon le SSB, il s’agit d’une question complexe qui ne peut être réduite à une simple explication. L’absence d’infrastructure de recharge adéquate dans certaines zones, les besoins spécifiques de certains métiers (construction, transport de marchandises) et les contraintes opérationnelles de certains services (ambulances, police) sont autant de facteurs qui peuvent justifier le maintien de véhicules à combustion interne.

Les réglementations publiques autorisent d’ailleurs des dérogations à l’électrification lorsque les besoins d’acquisition ne peuvent être satisfaits avec un véhicule zéro émission ou en l’absence d’une infrastructure de recharge suffisante. Le SSB souligne que le taux d’électrification dans l’administration publique et la défense, qui ne dépasse pas un peu plus de 7 voitures particulières neuves sur 10 et moins de la moitié des camionnettes neuves en 2024, témoigne de la fréquence de ces exceptions.

L’exemple des ambulances est particulièrement frappant : 90 des 93 nouvelles ambulances immatriculées en 2024 étaient équipées d’un moteur à combustion interne.

En conclusion, si la transition vers la mobilité électrique est bien engagée en Norvège, elle n’est pas encore achevée. Certains secteurs d’activité et certains usages spécifiques continuent de nécessiter des véhicules à combustibles fossiles, soulignant la nécessité d’une approche pragmatique et adaptée aux réalités du terrain.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.