Publié le 15 novembre 2025 à 06:02:00. Une bataille juridique de six ans entre deux géants du secteur du rembourrage de la région de Pesaro, Dondi Salotti et Canapé Federici, vient de se conclure, confirmant l’absence de contrefaçon et de concurrence déloyale.
- Le tribunal a rejeté les allégations de Dondi Salotti concernant la copie de son modèle de canapé “Spacer” par Federici.
- Les juges ont estimé que le design du “Spacer” n’était pas suffisamment original et que des modèles similaires existaient déjà sur le marché.
- Federici Sofà a été condamnée à payer les frais de justice de première instance.
La région de Vallefoglia, surnommée la “Silicon Valley” du rembourrage en raison de la forte concentration d’entreprises spécialisées, a été le théâtre d’une longue et coûteuse querelle judiciaire. Dondi Salotti avait accusé Canapé Federici, une marque du groupe Effesalotti, d’avoir copié son modèle de canapé modulaire “Spacer”, commercialisé avec succès entre 2016 et 2017. Federici avait ensuite lancé ses propres modèles, d’abord baptisés “Araignée” puis “Épervier”, que Dondi jugeait trop similaires au “Spacer”.
L’affaire, introduite en 2020 devant le tribunal des sociétés d’Ancône, a donné lieu à une analyse minutieuse des designs en présence. Photographies, catalogues, tableaux comparatifs et même des modélisations 3D ont été examinés pour déterminer si les canapés de Federici étaient de véritables clones de ceux de Dondi. Les avocats de Dondi Salotti, assistés par le cabinet Marchionni & Partners, ont plaidé pour la protection de leur propriété intellectuelle.
Cependant, les juges de première et d’appel ont finalement donné raison à Federici. Ils ont souligné que le modèle “Spacer” n’était pas une création originale de Dondi Salotti, des canapés similaires étant déjà présents sur le marché avant son lancement. De plus, ils ont constaté que le secteur du rembourrage est un marché “encombré”, où les designs tendent à se ressembler. En conséquence, le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas de contrefaçon ni de concurrence déloyale.
La décision signifie que Dondi Salotti ne pourra pas obtenir d’indemnisation pour les dommages présumés subis en raison de la commercialisation des modèles de Federici. Federici Sofà de Vallefoglia a également obtenu la confirmation de son acquittement et a été condamnée à payer les frais de justice de première instance.
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