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What’s Wrong With Benny Hill? review – a vivid reminder of what millions once found hilarious | Theatre

La figure controversée de Benny Hill, humoriste britannique adulé puis largement ostracisé, est au cœur d'une pièce de théâtre londonienne qui interroge son héritage complexe. Jouée jusqu'au 24 janvier au White Bear Theatre, la pièce de Mark Carey…

What’s Wrong With Benny Hill? review – a vivid reminder of what millions once found hilarious | Theatre

La figure controversée de Benny Hill, humoriste britannique adulé puis largement ostracisé, est au cœur d’une pièce de théâtre londonienne qui interroge son héritage complexe. Jouée jusqu’au 24 janvier au White Bear Theatre, la pièce de Mark Carey explore les raisons pour lesquelles l’un des hommes les plus populaires de la télévision britannique a été si complètement effacé du panthéon comique.

La pièce, d’une durée d’une heure et quarante minutes, remonte dans la vie de Hill, depuis ses derniers jours d’ermite reclus, discutant de son testament avec un notaire, jusqu’à ses débuts. Georgie Taylor incarne avec brio tous les autres personnages, notamment le père de Hill, surnommé « le Capitaine », qui vendait des préservatifs, et Benny lui-même rédigeant des lettres à sa tante depuis les cafés qu’il fréquentait en France. Entre les scènes, un flot de voix en ligne débattent de son héritage problématique.

Taylor endosse également le rôle d’un narrateur occasionnel, un humoriste des années 1980 rappelant Ben Elton, dont la génération est ici accusée d’avoir cruellement – et hypocritement – banni Hill du paysage du divertissement. Cependant, la pièce semble finalement acquiescer à l’idée que l’humour de Hill, souvent basé sur des hommes âgés observant des femmes plantureuses, était dépassé.

Des tentatives de réhabilitation de son œuvre sont esquissées, notamment dans une scène qui présente une caricature raciste d’un personnage asiatique de l’Est, suivie d’une liste d’autres artistes aujourd’hui célébrés qui utilisaient ce type d’humour. Mais lorsque la pièce tente de construire un argument plus solide en faveur de la défense de l’humoriste, ni Hill ni la pièce ne vont au-delà de l’affirmation simpliste que « une blague est soit drôle, soit elle ne l’est pas » et de dénonciations d’un politiquement correct excessif.

La pièce ne s’attarde pas sur la vie personnelle de ce « garçon coquin qui n’a jamais grandi ». Elle offre néanmoins un rappel frappant de ce que des millions de personnes trouvaient autrefois hilarant, grâce à une performance de Mark Carey lui-même, dans laquelle Hill reste insaisissable derrière un clin d’œil, un sourire narquois et un flot incessant de réparties.

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À propos de l’auteur: Antoine Girard

Antoine Girard couvre la culture et le divertissement, du cinéma à la musique en passant par les séries, les livres et les arts visuels. Il cherche à éclairer les œuvres, les tendances et leur réception.