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Why ‘Eternity’ Feels So … Familiar

by Antoine Girard

Le nouveau film de David Freyne, Eternity, s’aventure sur le terrain glissant de la comédie romantique fantastique, un genre déjà bien représenté cette année sur grand écran. Si l’idée d’une vie après la mort peut sembler prometteuse, le film peine à se démarquer, rappelant fortement d’autres œuvres plus abouties.

L’histoire débute avec Larry (interprété par Barry Primus) et Joan (Betty Buckley), un couple âgé se rendant à une fête de révélation du sexe. Leur décès successif les conduit dans un au-delà qui ressemble davantage à un hôtel impersonnel qu’à un paradis. Là, des conseillers d’orientation les aident à choisir la version de l’éternité qui leur convient le mieux.

Lorsque Larry et Joan se retrouvent, ils retrouvent l’apparence de leur jeunesse, incarnés par Miles Teller et Elizabeth Olsen. Leur bonheur semble promis, jusqu’à la réapparition du premier mari de Joan, joué par Callum Turner, qui avoue ne jamais avoir cessé de l’aimer.

Si Eternity ne souffre d’aucun défaut majeur, son originalité est discutable. Le film aborde la question de l’au-delà avec la même légèreté que l’on pourrait accorder à la science dans Star Wars. Cependant, le plus gênant reste son flagrant plagiat du film Defending Your Life (1991) d’Albert Brooks. La prémisse, l’humour et les thèmes explorés sont tellement similaires qu’une action en justice pourrait être envisagée.

Miles Teller, dans le rôle de Larry, semble avoir volontairement atténué son expressivité habituelle, un choix de jeu qui rappelle étrangement son interprétation de Mr. Fantastic dans le peu apprécié Les 4 Fantastiques (2015). Avant ses rôles marquants dans Whiplash (2014) et Top Gun : Maverick (2022), Teller s’était fait connaître pour ses performances comiques dans des comédies pour adolescents comme 21 & Over et Project X. On regrette de ne pas retrouver cette énergie dans Eternity.

Elizabeth Olsen, quant à elle, offre une performance plus dramatique, évitant de s’engager pleinement dans les aspects comiques du scénario. Il est difficile de comprendre ce qui a attiré ces acteurs talentueux vers un projet aussi léger. Callum Turner, dans le rôle du prétendant idéal, s’avère fade et sans intérêt, évoquant la performance de James Marsden dans N’oublie jamais (2004). On imagine aisément ce que Ryan Gosling aurait pu apporter à ce personnage.

Da’Vine Joy Randolph, dans le rôle de la conseillère de Larry, apporte quelques moments de fraîcheur, bien que son rôle reste limité. Cette impression est d’autant plus forte lorsqu’on la compare à la performance de Rip Torn dans Defending Your Life. De même, les règles et les gags concernant l’au-delà étaient plus inventifs et amusants dans ce dernier film.

La majeure partie de l’histoire se déroule dans ce lieu de transition, qui ressemble davantage à un complexe hôtelier qu’à un royaume spirituel, ce qui rend le film visuellement peu attrayant. Une scène impliquant Dean Martin apporte une touche d’humour, et les publicités pour les différents mondes de l’au-delà (comme le Monde de la Montagne et le Monde de la Bibliothèque) sont amusantes, mais cela ne suffit pas. L’idée de base aurait probablement été plus à sa place dans un sketch du Saturday Night Live, plutôt qu’étirée sur la durée d’un long métrage.

Eternity pourrait séduire ceux qui apprécient les romances fantastiques comme N’oublie jamais ou Tequila Sunrise (1988), qui mettent en scène un dilemme amoureux. C’est également un film qui s’adresse à un public plus âgé, car les personnages principaux sont des personnes âgées et l’intrigue tourne autour du choix du compagnon de retraite idéal. Une exploration plus réussie de ce thème se trouve dans Cocoon (1985) de Ron Howard.

Les scènes finales sont agréables, bien qu’elles s’inspirent fortement d’Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004). Sans révéler la fin, le film semble vouloir nous dire que, si l’on ne peut avoir la personne que l’on aime, il faut aimer la personne que l’on a. En fin de compte, Eternity semble devoir beaucoup à Albert Brooks, Charlie Kaufman et Crosby, Stills & Nash.

Note : Un et demi étoiles sur quatre.

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