Un roman de fantasy sombre et envoûtant, imprégné de la mythologie galloise, s’apprête à captiver les lecteurs : « Les Mensonges Pervers de Habren Faire », premier roman d’Anna Fiteni, promet un voyage inoubliable au cœur d’un monde à la fois magnifique et dangereux.
L’histoire se déroule dans un petit village minier gallois des années 1800, où Sabrina Parry, une jeune femme à l’esprit vif et à la langue acérée, doit se lancer dans une quête périlleuse pour sauver sa sœur Ceridwen, disparue dans les bois environnants. Cette disparition la conduit à Eu Gwald, le royaume impitoyable du Tylwyth Teg, le peuple des fées.
Fiteni dépeint un univers féérique loin des clichés habituels. Oubliez les fées douces et bienveillantes : celles de « Les Mensonges Pervers de Habren Faire » sont des créatures rusées, imprévisibles, et souvent terrifiantes, héritières des contes anciens que l’on chuchotait autrefois au coin du feu. L’auteure s’inspire de figures du folklore gallois, telles que la Mari Lwyd, le Cyhyraeth, le Ceffyl Dŵr et le Pwca, pour peupler son récit d’êtres aussi fascinants qu’inquiétants.
Le roman explore également les thèmes de la perte, du deuil et de la résilience face à l’oppression. L’histoire rend hommage aux communautés minières galloises, à leur labeur exploité et à leur identité menacée, mais toujours vivante. L’auteure ne se contente pas d’évoquer le pays de Galles, elle le célèbre, en insufflant à son récit l’essence même de sa terre et de sa langue, l’iaith y nefoedd, « la langue du ciel ».
Au cœur de cette aventure, Sabrina Parry se révèle être une héroïne complexe et attachante, loin des archétypes habituels. Elle est piquante, honnête dans ses mensonges, et n’hésite pas à bousculer les conventions. Comme le souligne le roman, « Les gens nous aiment pour nos efforts », et Sabrina en déploie une énergie débordante pour sauver sa sœur.
Son chemin croise celui de Neirin, un prince des fées aussi magnétique qu’énigmatique. Avec son allure inspirée de David Bowie, son charme vénéneux et son obsession pour l’humanité, il est un personnage à la fois séduisant et dangereux. « Il y a quelque chose de glissant dans la façon dont ses yeux bruns captent la lumière », décrit l’auteure, soulignant le mystère qui l’entoure.
L’œuvre se distingue également par sa représentation naturelle et inclusive des identités LGBTQ+, intégrée avec fluidité dans le récit. Dans ce monde enchanteur, les sirènes et les selkies côtoient des personnages dont les cœurs battent pour plus d’une personne, reflétant la diversité de l’amour et du désir.
« Les Mensonges Pervers de Habren Faire » est plus qu’un simple roman de fantasy : c’est une ode à l’imagination, à la mémoire et à la force des liens familiaux. L’auteure manie la langue avec une plume à la fois poétique et percutante, créant une atmosphère immersive et envoûtante. Comme l’écrit l’auteure, il y a une hiraeth, cette profonde nostalgie galloise, dans ces pages, un désir ardent pour un lieu, un temps, un sentiment qui ne peut jamais être pleinement retrouvé.
« Les Mensonges Pervers de Habren Faire » sera disponible le 28 août 2025.
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