Home Technologie et scienceWindows sera plus rapide. Jusqu’à présent, le SSD fonctionnait avec le frein à main serré – Živě.cz

Windows sera plus rapide. Jusqu’à présent, le SSD fonctionnait avec le frein à main serré – Živě.cz

by Thomas Caron

Publié le 27 décembre 2025 06:44:00. Microsoft va enfin doter ses systèmes d’exploitation d’une prise en charge native du protocole NVMe, utilisé par les SSD modernes, ce qui pourrait considérablement améliorer les performances, en particulier sur les serveurs. Cette avancée, d’abord déployée sur Windows Server 2025, pourrait à terme bénéficier aux utilisateurs de Windows 11.

  • Windows Server 2025 intègre une mise à jour facultative permettant une prise en charge native du protocole NVMe.
  • Des tests internes montrent une réduction de 45 % de la charge du processeur et une augmentation de 80 % des IOPS (opérations d’entrée/sortie par seconde) par rapport à Windows Server 2022.
  • Bien que l’intégration à Windows 11 ne soit pas encore prévue, cette évolution pourrait améliorer les performances dans des tâches exigeantes et atténuer les effets du manque de mémoire vive.

Jusqu’à présent, les systèmes d’exploitation Microsoft traitaient les SSD modernes, conçus pour l’interface PCI Express, via l’ancien standard SCSI (Small Computer System Interface). Cette approche limitait les capacités et les performances de ces disques. NVMe (Non-Volatile Memory Express), développé il y a une dizaine d’années, offre une bien plus grande efficacité.

La différence réside notamment dans la gestion des files d’attente de commandes. SCSI ne prend en charge qu’une file d’attente avec 32 commandes, tandis que NVMe peut en gérer jusqu’à 64 000, chacune contenant 64 000 commandes. De plus, NVMe ne nécessite pas de mécanismes de verrouillage, ce qui réduit la latence et la surcharge du système, diminuant ainsi la dépendance aux ressources du processeur.

Microsoft a validé ces améliorations en effectuant des tests sur un système biprocesseur Intel équipé de 208 threads, de 128 Go de mémoire vive et d’un SSD Solidigm SB5PH27X038T pour PCIe 5.0. En utilisant l’outil de benchmark interne DiskSpd.exe, les tests ont révélé une réduction de 45 % de la charge du processeur et une augmentation de 80 % des IOPS, en particulier lors de la lecture aléatoire de blocs de 4 Ko. Les performances sont passées de 1,8 million d’IOPS à 3,3 millions.

En pratique, ces gains de performance devraient être particulièrement notables pour les applications de bases de données, l’exécution de machines virtuelles, les opérations de fichiers lourdes (sauvegardes et restaurations) et les tâches d’apprentissage automatique. Sur les ordinateurs personnels, l’impact pourrait être moins perceptible, ce qui explique la prudence de Microsoft quant à une intégration rapide à Windows 11.

Néanmoins, cette évolution pourrait avoir des conséquences positives à long terme. Elle pourrait par exemple atténuer les effets de l’échange de données sur le disque dur lorsque l’ordinateur manque de mémoire vive. Combinée à l’interface Direct Storage, la prise en charge native de NVMe pourrait enfin permettre aux SSD rapides de tirer pleinement parti de leur potentiel, notamment dans les jeux vidéo.

Pour les utilisateurs désireux de tester cette nouvelle fonctionnalité sous Windows 11, un mod de ventilateur est disponible, mais il est important de noter qu’il peut entraîner des problèmes de détection de disque, voire une instabilité du système.

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