Le championnat universitaire féminin de basketball, et la route vers le Final Four de Phoenix, débuteront lundi 27 octobre 2025. Si UConn, le champion en titre, reste l’équipe à battre, de nouvelles joueuses pourraient bien se distinguer dans la course au titre de meilleure joueuse de l’année.
L’absence de Paige Bueckers, partie jouer en WNBA, et la blessure au genou de JuJu Watkins (USC), qui a interrompu sa saison en mars dernier, ouvrent de nouvelles perspectives. Ses coéquipières chez les Huskies, Sarah Strong et Azzi Fudd, se positionnent comme des prétendantes sérieuses au titre de joueuse de l’année. Mais qui les accompagnera dans cette course ? Et quels autres éléments façonneront cette saison ?
Plusieurs experts d’ESPN ont analysé les enjeux et partagé leurs pronostics.
UConn : la domination continue ?
Selon Charlie Creme, UConn pourrait même être plus dominant cette année. « Il est surprenant de penser qu’une équipe privée de Bueckers puisse être plus performante, mais cette équipe des Huskies a le potentiel de surpasser celle de 2024-2025, qui avait perdu trois matchs avant de remporter le titre national », explique-t-il. L’arrivée de Serah Williams, transférée de l’université du Wisconsin, apportera un soutien précieux à Strong, qui pourrait devenir la meilleure joueuse du pays. Une Fudd en pleine forme pourrait également offrir à UConn deux All-Americans.
Michael Voepel partage cet avis : « Les Huskies semblent en excellente position pour conserver leur titre. » Il s’attend à une nouvelle saison sans difficulté dans la Big East, et estime qu’une bonne performance lors des matchs hors conférence permettra à UConn d’obtenir le statut de tête de série numéro un, facilitant ainsi son parcours vers le Final Four. Il nuance toutefois : « Si les quatre mêmes équipes atteignent le Final Four l’année prochaine, l’expérience aidera UCLA et Texas, qui semblaient dépassées par l’enjeu en avril dernier. »
Quelle conférence sera la plus disputée ?
Kendra Andrews met l’accent sur l’ACC : « La conférence sera passionnante et imprévisible. » De nombreux changements de joueurs et de stars ont eu lieu pendant l’intersaison, avec seulement huit des 25 joueuses sélectionnées dans l’équipe de conférence revenant cette année. Cela devrait conduire à une lutte acharnée pour le titre, avec Duke, NC State et North Carolina en tête du classement pré-saison, suivies de près par Miami, qui devrait faire des progrès significatifs, et de Notre Dame, qui pourrait connaître un léger recul.
Charlie Creme, lui, souligne l’intensité de la SEC : « La SEC regorge d’équipes et d’histoires intéressantes. » South Carolina a été désignée comme favorite par les médias, tandis que Texas a reçu le soutien des entraîneurs. L’absence de Chloe Kitts (South Carolina), blessée, et d’Ashlyn Watkins (qui prend une année sabbatique) complique la donne. Les Longhorns et LSU sont également des prétendants sérieux, et il ne serait pas surprenant de voir l’une de ces trois équipes remporter la conférence. Oklahoma, Tennessee et Ole Miss complètent le tableau des équipes de premier plan. Un match particulièrement attendu opposera South Carolina à LSU le 14 février, et pourrait décider de l’issue du championnat.
Michael Voepel s’interroge sur la capacité de la Big 12 à placer une équipe au Final Four. La conférence a connu des changements importants avec l’arrivée d’équipes de l’ancienne Pac-12 et le départ d’Oklahoma et Texas vers la SEC. « Nous devons nous soutenir mutuellement et promouvoir la ligue », a déclaré Bill Fennelly, entraîneur d’Iowa State. « Nous avons beaucoup de bonnes équipes, mais nous devons en faire revenir une au Final Four. »
UCLA en pole position dans la Big Ten ?
Alexa Philippou se demande si UCLA est bien la favorite incontestée dans la Big Ten : « Maryland et Michigan seront-ils en mesure de défier les Bruins et de se faire remarquer au niveau national ? » Les Terps ont recruté deux joueuses prometteuses, Yarden Garzon et Oluchi Okananwa, tandis que les Wolverines misent sur leur classe sophomore. L’absence de Watkins affaiblit USC, mais les débutantes Jazzy Davidson et Kennedy Smith pourraient surprendre.
Quelle équipe fera le plus grand bond en avant ?
Kendra Andrews mise sur les Hurricanes de Miami : « L’équipe est à seulement deux saisons de sa première participation à un Elite Eight. » Après 19 saisons sous la direction de Katie Meier, l’équipe a été reprise par Tricia Cullop. Malgré deux saisons sans qualification pour le tournoi NCAA, Cullop a recruté une classe de nouveaux joueurs prometteurs. Miami, qui avait terminé avec un bilan de 14 victoires et 15 défaites la saison dernière, pourrait remonter au classement et se qualifier à nouveau pour le tournoi.
Charlie Creme penche pour les Huskies de Washington : « Washington n’a pas remporté un match du tournoi NCAA depuis 2006 avec une équipe qui ne comprenait pas Kelsey Plum. Cela va changer cette saison. » L’équipe ne devrait pas avoir à se soucier de sa qualification pour le tournoi, et pourrait même figurer parmi les meilleures équipes du pays.
Michael Voepel, lui, voit les Jayhawks du Kansas progresser : « Leur dernière participation à un Sweet 16 remonte à 2013. » L’équipe a conservé ses cinq titulaires, dont S’Mya Nichols, et a recruté quatre nouvelles joueuses prometteuses. Kansas pourrait retrouver le tournoi NCAA et aller plus loin.
Enfin, Alexa Philippou met en avant les Cardinal de Stanford : « L’équipe a manqué le tournoi NCAA pour la première fois depuis 1987 la saison dernière. » Avec une classe de recrues talentueuses, Stanford devrait retrouver le tournoi et se relancer.
Pronostics finaux
Final Four : UConn, UCLA, South Carolina, LSU (selon la majorité des experts)
Champion national : UConn (selon la majorité des experts)
Meilleure joueuse de l’année : Sarah Strong (UConn) (selon la majorité des experts)