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Woolworths confirme la suppression de 130 postes en Nouvelle-Zélande

Woolworths a confirmé la suppression de 130 postes de service client à Auckland, malgré une vive opposition syndicale.

Woolworths confirme la suppression de 130 postes en Nouvelle-Zélande

Woolworths a confirmé la suppression de 130 postes de service client à Auckland, malgré une vive opposition syndicale. L’entreprise australienne prévoit d’intégrer ces activités à son réseau de Sydney d’ici la fin de l’année, tout en promettant un accompagnement aux salariés touchés.

Le géant de la grande distribution Woolworths New Zealand a officialisé le maintien de son projet d’externalisation, au terme d’un processus de consultation mené avec les représentants du personnel. Environ 130 salariés basés à Auckland perdront leur emploi dans le cadre de ce transfert vers l’Australie. Selon le site The Post, cette confirmation est intervenue fin septembre, Rob Stock précisant que l’annonce a été notifiée aux collaborateurs de la centrale d’appels d’Auckland.

Les détails du plan de restructuration et le transfert vers Sydney

La direction de l’entreprise soutient que cette réorganisation vise à simplifier ses opérations et à éliminer les coûts redondants. Mark Wolfenden, directeur du numérique et du commerce électronique chez Woolworths New Zealand, a qualifié la décision de difficile tout en saluant l’engagement des équipes concernées. L’un des salariés anonymes cité par Chris Lynch Media a toutefois affirmé que les informations et les outils d’intelligence artificielle configurés par les équipes tout au long de l’année serviront à former les nouveaux collaborateurs en Australie, ajoutant que les employés avaient le sentiment que la décision répondait à des logiques financières plutôt qu’à un problème de performance.

Woolworths confirme la suppression de 130 postes en Nouvelle-Zélande
Photo : Chris Lynch Media

Mark Wolfenden a indiqué selon Rnz : « Nous avons pris en compte les retours reçus lors du processus de consultation et ajusté notre approche en conséquence ; toutefois, nous allons maintenir les éléments clés de la proposition ».

L’entreprise a toutefois indiqué avoir infléchi une partie de ses plans initiaux après avoir recueilli les avis des salariés. Le plan global doit permettre de réaliser des économies substantielles estimées à 4,1 millions de dollars d’ici l’exercice financier 2029, selon les informations rapportées par Chris Lynch Media.

La vive réaction du syndicat Workers First face aux bénéfices de l’entreprise

La décision a immédiatement provoqué l’indignation du syndicat Workers First, qui dénonce un choix dicté par la recherche de profits au détriment des travailleurs locaux. Rudd Hughes, secrétaire adjoint du syndicat, a vertement critiqué le calendrier et la rentabilité financière de la filiale néo-zélandaise, rappelant également selon RNZ que les employés du centre avaient été l’an passé la cible d’un lock-out à Noël à la suite d’un refus de dégrader leurs conditions de travail.

Pour le syndicat, la publication d’un bénéfice avant intérêts et impôts de 163 millions de dollars pour l’exercice clos en juin 2026 rend cette compression d’effectifs particulièrement difficile à accepter. Rudd Hughes a également souligné que le contexte économique local, marqué par un taux de chômage s’établissant à 5,6 pour cent, rendait la perte de ces emplois d’autant plus préjudiciable pour les familles concernées, tandis que Chris Lynch Media a noté que le groupe avait par ailleurs investi plus de 400 millions de dollars dans sa campagne de changement de marque.

Mesures d’accompagnement et calendrier de transition pour les salariés

Face à la contestation, Woolworths a insisté sur sa volonté d’atténuer les répercussions humaines de ce transfert. L’entreprise a mis en place un dispositif d’accompagnement individuel pour explorer les pistes de reclassement au sein de son réseau de supermarchés et de sa chaîne d’approvisionnement.

Les mesures annoncées comprennent la sanctuarisation de postes vacants, l’intervention de partenaires spécialisés dans la transition de carrière et l’offre d’un soutien psychologique sous forme de conseils aux salariés et à leurs proches, en plus des indemnités de licenciement. Certains contrats ont vu leur échéance prolongée jusqu’au 30 novembre, ce qui amènera toutefois les employés concernés sur le marché du travail à l’approche des fêtes de fin d’année, ainsi que le déplore RNZ en mentionnant la situation de parents isolés installés en province grâce au télétravail.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.