À Casper, dans le Wyoming, 1 124 pales d’éoliennes, faites de fibre de verre, sont enterrées sous 10 mètres de terre depuis 2019, sans solution de recyclage, selon un article de Sciencepost.
Depuis mai 2019, 1 124 pales d’éoliennes, issues de trois parcs éoliens du Wyoming, ont été enterrées dans une décharge de Casper, sans possibilité de recyclage. Ces pales, conçues avec 60 couches de fibre de verre maintenues par de l’époxy, résistent aux vents violents mais sont impossibles à démonter, explique un ingénieur cité par Cowboy State Daily.
Pourquoi les pales défient toute logique de recyclage
Les pales d’éolienne, pouvant mesurer plus d’une centaine de mètres, nécessitent une découpe à l’aide de scies industrielles incrustées de diamants pour être transportées. Cependant, leur composition composite les rend inutilisables après démontage. « Les ingénieurs n’avaient pas la clairvoyance de fabriquer des matériaux recyclables », résume un responsable du comté de Carbon, selon Sciencepost.
Un business discret mais bien réel pour la ville de Casper
La décharge de Casper a généré plus de 600 000 dollars depuis 2019 grâce à l’enfouissement de ces pales, selon Oil City News. Cynthia Langston, responsable des déchets solides de la ville, affirme que cette pratique est stratégique : « L’enfouissement n’est pas une improvisation mais une véritable stratégie municipale », précise-t-elle, ajoutant que l’installation dispose d’une zone dédiée non étanchée pour ce type de projet.
Le Wyoming cherche (enfin) d’autres débouchés
Au lendemain de la polémique provoquée par les photos de pales empilées, l’État du Wyoming a annoncé des recherches pour des solutions alternatives. « L’industrie éolienne américaine doit maintenant relever le défi du recyclage », souligne un article de Sciencepost, notant que 8 000 pales sont démantelées annuellement aux États-Unis.
Les efforts pour recycler ces pales incluent des innovations comme la décomposition des matériaux composites ou la réutilisation partielle des fibres. Cependant, selon un ingénieur, « la plupart des technologies restent à développer ». La ville de Casper, quant à elle, continue de bénéficier de ce « business » tout en attendant des solutions à long terme.