Publié le 26 octobre 2025 04:19:00. Xabi Alonso aborde son premier Clasico sur le banc du Real Madrid avec l’impératif de rompre une série noire face au FC Barcelone, tout en évitant les pièges tactiques qui ont souvent caractérisé ce duel emblématique.
- Les Clasicos sont traditionnellement le théâtre de coups de poker tactiques de la part des entraîneurs.
- Xabi Alonso doit trouver la clé pour débloquer le jeu de son équipe, notamment en optimisant l’utilisation de Bellingham et Güler.
- Le FC Barcelone arrive au Bernabéu affaibli par plusieurs blessures, mais avec un gardien de but, Ter Stegen, qui représente un avantage significatif.
Les Clasicos, ces chocs au sommet du football espagnol, obligent les entraîneurs à des choix tactiques audacieux, parfois risqués. L’histoire regorge d’exemples de “coups de folie” qui ont basculé le cours de ces rencontres. De la titularisation inattendue de Pepe au milieu de terrain par Mourinho, pour contrer le jeu de Guardiola, à la folie de Cruyff en alignant Lineker pour déstabiliser le Barça, en passant par le choix de Guardiola d’aligner Messi en faux neuf, les Clasicos ont souvent été le théâtre de décisions surprenantes.
Même les entraîneurs les plus pragmatiques, comme Ancelotti, ont succombé à la tentation de l’attaque tactique. On se souvient de son choix de placer Ramos au milieu de terrain en raison d’une blessure de Xabi Alonso, ou plus récemment, d’aligner Modric en faux neuf, une expérience qui s’est soldée par une défaite cuisante (0-4). Xabi Alonso, confronté à son premier Clasico en tant qu’entraîneur, est donc conscient de cette pression et de la nécessité de ne pas céder à la tentation de bouleverser son équipe sans raison.
Le défi est d’autant plus important que le Real Madrid a perdu ses quatre dernières rencontres face au FC Barcelone. Une nouvelle défaite égalerait un record négatif, avec cinq défaites consécutives entre 2008 et 2010, sous l’ère Guardiola. Malgré un début de saison globalement réussi – 11 victoires en 12 matchs, une bonne position en Ligue des champions et en Liga – le jeu du Real Madrid n’est pas encore à la hauteur des attentes. Xabi Alonso doit donc trouver la formule gagnante pour relancer son équipe.
La composition d’équipe sera scrutée à la loupe. La grande question est de savoir si Xabi Alonso osera prendre des risques en titularisant Camavinga au milieu de terrain, formant ainsi un quatuor de milieux, ou s’il préférera miser sur la continuité en alignant Güler dans un rôle plus offensif. La récupération de tous les joueurs blessés, à l’exception de Rüdiger et Alaba, offre à Xabi Alonso un large éventail de choix.
Le FC Barcelone arrive au Bernabéu avec son lot de blessures : Gavi, Raphinha, Lewandowski, Dani Olmo et Joan García sont absents. Cependant, la présence de Ter Stegen dans les buts représente un atout majeur pour les Catalans. Le gardien belge est en grande forme, avec un taux d’arrêts de 60,9% en Ligue des champions, contre 45,5% pour son homologue polonais.
Hansi Flick, l’entraîneur du Barça, doit également gérer les incertitudes concernant la participation de Koundé. En son absence, Eric Garcia pourrait être titularisé au poste de latéral droit, avec Araújo en défense centrale. De plus, De Jong est affaibli par une gastro-entérite et Ferran n’a pas encore retrouvé son meilleur niveau après sa blessure. Seul Fermín, en pleine forme après un triplé en Ligue des champions, apporte une note positive dans l’effectif catalan.
Au-delà des choix tactiques, les détails feront la différence. Le Real Madrid court moins que le Barça (95 kilomètres en moyenne contre 104), mais compense par une meilleure organisation et une récupération plus haute du ballon. Xabi Alonso devra également prêter attention aux coups de pied arrêtés, où le Barça est plus efficace (cinq buts marqués contre un seul pour le Real Madrid).
Ce Clasico est donc un test décisif pour Xabi Alonso, qui doit prouver qu’il est capable de relever le défi et de mener le Real Madrid vers la victoire. Pour le Barça de Flick, il s’agit d’éviter une nouvelle défaite qui pourrait compromettre ses chances de titre. L’enjeu est donc de taille pour les deux équipes.
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