Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Washington de retenir des missiles intercepteurs déjà payés par les Européens, alors que les pressions politiques s’accumulent pour imposer des négociations de paix et écarter l’exécutif de Kiev.
La confrontation entre Kiev et ses alliés occidentaux a franchi un nouveau cap. Devant des sénateurs américains, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que le Pentagone retardait la livraison de missiles intercepteurs indispensables pour contrer les frappes balistiques russes.
🔴 🗣️ "Ce qui en ressort, c'est la flatterie, l'obséquiosité" : notre journaliste Aude Soufi-Burridge revient sur la visite de l'émissaire américain Steve Witkoff en Russie, qui a qualifié Vladimir Poutine d'"humaniste".#ASuivreAvec @AlbanMikoczy #canal16 pic.twitter.com/BockslCeB8
Donald Trump reproche publiquement à Volodymyr Zelensky de cibler les raffineries russes, ce qui accentue selon la Maison-Blanche la pénurie mondiale de carburant et fait flamber les prix à la pompe aux États-Unis à l’approche d’élections de mi-mandat cruciales. En réaction, le président américain a multiplié les déclarations caustiques, suggérant à plusieurs reprises qu’il était temps pour l’Ukraine d’avoir un nouveau président pour parvenir à un accord de paix.
Les exigences russes et l’alignement énergétique de Washington
L’évolution des relations entre Washington et Moscou pèse lourdement sur la stratégie militaire ukrainienne. En octobre 2025, les États-Unis avaient imposé de lourdes sanctions aux géants pétroliers russes Rosneft et Lukoil pour contraindre Vladimir Poutine à négocier. Un an plus tard, l’urgence électorale a inversé les priorités de la Maison-Blanche.

Pour soulager les consommateurs américains, l’administration américaine a validé un accord avec la Russie prévoyant la livraison de diesel, en suspendant certaines sanctions jusqu’en avril 2027, d’après les analyses relayées par franceinfo.
Discuter ? Nous verrons ce que (les négociateurs américains) proposent. Si leur offre nous est économiquement et financièrement avantageuse, pourquoi pas ? Mais cela doit se faire sans aucune concession politique de notre part.
Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, via Lalibre
Les exigences du Kremlin formulées par la voix de son chef de la diplomatie demeurent inchangées depuis l’invasion du 24 février 2022. La Russie réclame le retrait des troupes ukrainiennes des oblasts de Louhansk, Donetsk, Zaporijia et Kherson, l’abandon de la ligne fortifiée, ainsi qu’une démilitarisation totale du pays couplée à un refus définitif d’adhérer à l’OTAN, comme le rappelle Lalibre.
I have already arrived in the United States. Our schedule includes meetings with President Trump, his team, and those who can support our defense. Our number-one priority is anti-ballistic defense and strategic cooperation with America. Peace needs to be brought closer.Of… pic.twitter.com/jcsLCFetwk
Zelensky dénonce l'absence d'avertissement sur les missiles russes
Une nouvelle attaque de missiles balistiques russes s’est produite en plusieurs vagues au cours de la nuit et, encore une fois, il n’y a eu aucun avertissement préalable de nos partenaires.
Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine, via France 24
La résistance politique ukrainienne face aux pressions extérieures
Malgré les appels conjoints de Moscou et de Washington à un changement de direction, les analystes politiques soulignent que la position de Volodymyr Zelensky reflète l’état d’esprit de la population. Selon Olena Prokopenko, chercheuse au German Marshall Fund citée par Lalibre, les sondages confirment qu’une large majorité d’Ukrainiens soutient les exigences défendues par son président et qu’un remplacement ne modifierait en rien la détermination nationale.
Les autorités ukrainiennes rappellent par ailleurs qu’organiser des élections démocratiques et sécurisées dans le contexte actuel de guerre totale requiert au moins six mois de préparation et un cessez-le-feu durable, des conditions rejetées par le Kremlin. L’issue de cette épreuve de force politique et militaire demeure suspendue aux équilibres du Congrès américain et aux échéances électorales de novembre 2026.

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I have already arrived in Washington, tomorrow I am meeting with President Trump. Tomorrow we are also speaking with European leaders. I am grateful to @POTUS for the invitation. We all share a strong desire to end this war quickly and reliably. And peace must be lasting. Not…