Publié le 17 décembre 2025. Un jeune homme a été condamné à une peine de probation pour avoir infligé des sévices mortels à un chat errant, une décision vivement critiquée par les associations de défense des animaux qui dénoncent une indulgence excessive.
- Un homme de 22 ans a été reconnu coupable de violation de la loi sur la protection des animaux après avoir piégé, maltraité et tenté d’incendier un chat.
- Il a écopé de six mois de prison avec sursis, ainsi que de travaux d’intérêt général et de cours sur la prévention de la maltraitance animale.
- L’Alliance pour la liberté animale conteste cette condamnation, estimant qu’elle ne reflète pas la gravité des actes commis et qu’elle remet en question les nouvelles normes de détermination des peines.
Un homme de 22 ans, identifié sous le nom de M. A, a été condamné par le tribunal du district d’Incheon à une peine de probation pour avoir commis des actes de cruauté envers un chat errant, a annoncé le 17 décembre le juge en chef Lee Su-woong. M. A avait été inculpé en vertu de la loi sur la protection des animaux.
Les faits se sont déroulés le 27 juin dernier, vers 23h53, dans le quartier de Sinheung-dong, à Incheon. M. A a attrapé un chat errant et l’a enfermé dans un cône en caoutchouc. Il l’a ensuite soumis à de multiples sévices, l’agressant à mains nues et le piétinant jusqu’à la mort. Selon l’enquête, il aurait également tenté d’incendier le cône avant d’abandonner le corps de l’animal dans un parterre de fleurs.
Le juge Lee a justifié la clémence de la peine en expliquant qu’il avait pris en compte la reconnaissance des faits par l’accusé et l’absence d’antécédents judiciaires graves. Il a néanmoins qualifié les actes commis de « crime très cruel ».
Cette décision a suscité l’indignation des associations de défense des animaux. L’Alliance pour la liberté animale a publié un communiqué dénonçant une « invalidation notoire des normes de détermination de la peine », récemment mises en place.
« Le comportement frénétique de l’accusé consistant à confiner un chat errant, à l’agresser sans discernement, à tenter de lui mettre le feu et même à prendre une photo commémorative du corps après l’avoir tué ne peut pas être considéré comme intentionnel, et plus de 20 000 signatures de pétition ont été recueillies appelant à des sanctions sévères. »
Alliance pour la liberté animale
L’Alliance souligne que M. A a invoqué un état d’ébriété pour expliquer son manque de souvenirs, mais qu’il a reconnu l’intégralité des faits qui lui étaient reprochés. Elle rappelle que les nouvelles directives en matière de détermination des peines, entrées en vigueur en juillet dernier, préconisent une peine de prison de 4 à 12 mois ou une amende de 3 à 12 millions de wons (environ 2 200 à 8 800 euros) pour la mort d’un animal, et une peine plus sévère en cas de circonstances aggravantes.
Insatisfaite de cette condamnation, l’Alliance pour la liberté animale a annoncé son intention de demander au parquet de faire appel.
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