Home Affaires[부업의 함정]④Exploitation répétée des failles de la loi sur le phishing vocal… Victimes de fraude : « Veuillez combler les lacunes. »

[부업의 함정]④Exploitation répétée des failles de la loi sur le phishing vocal… Victimes de fraude : « Veuillez combler les lacunes. »

by Amélie Bernard

Publié le 29 novembre 2025 21:35:00. Les lois destinées à protéger les victimes de fraude financière peinent à couvrir les arnaques liées aux offres d’emplois secondaires, laissant de nombreuses personnes sans recours face à des pertes financières importantes. Des lacunes législatives permettent aux escrocs d’échapper aux sanctions prévues par la loi.

  • La législation actuelle exclut les fraudes liées aux « missions d’équipe » ou aux emplois secondaires du champ d’application de la loi sur la protection contre le phishing vocal.
  • Les victimes de ces arnaques se retrouvent souvent dans l’incapacité de récupérer leurs fonds, car les escrocs invoquent l’existence d’une « contrepartie » pour justifier leurs agissements.
  • Des pétitions publiques demandent une révision de la loi afin d’inclure ces nouvelles formes de fraude et d’améliorer les mécanismes d’indemnisation.

La loi spéciale sur la prévention des dommages causés par la fraude financière dans les télécommunications et le remboursement des dommages, promulguée en 2011, visait initialement à lutter contre le phishing vocal, une pratique consistant à soutirer de l’argent aux victimes par téléphone en se faisant passer pour des représentants de l’autorité publique. Cette loi permettait de suspendre rapidement les paiements vers des comptes suspects et d’indemniser les victimes. Cependant, l’évolution des techniques de fraude a révélé des failles importantes dans le dispositif.

Selon l’article 2, paragraphe 2 de cette loi, les « actes déguisés en fourniture de biens ou de services » sont exclus du champ d’application du dispositif de protection contre le phishing vocal. Cette exclusion s’explique par la volonté de ne pas pénaliser les transactions commerciales légitimes, même en cas de litige. Or, les escrocs exploitent cette ambiguïté en proposant des offres d’emplois secondaires ou des services en ligne qui n’existent en réalité pas, tout en prétendant offrir une contrepartie financière.

« La fraude secondaire, telle que la fraude liée aux missions d’équipe, est exclue des mesures de réparation au motif qu’il s’agit d’une fraude à l’investissement ou d’une fraude générale. Cependant, la fraude secondaire est clairement un type de fraude financière dans les télécommunications (hameçonnage vocal), et le système doit être amélioré afin que les victimes soient incluses dans la liste de secours. »

Oh OO, auteur d’une pétition publique

Cette interprétation de la loi a été confirmée par une décision de la Cour suprême en octobre dernier, qui a souligné la nécessité de distinguer clairement le phishing vocal des fraudes commerciales classiques où une compensation est prévue. Les députés, lors de l’adoption de la loi en 2010, s’étaient principalement concentrés sur la mise en place de mécanismes de suspension des paiements et d’indemnisation des victimes de phishing vocal, sans anticiper l’émergence de ces nouvelles formes de fraude.

Le problème est que les escrocs s’adaptent rapidement et utilisent de nouvelles techniques pour contourner la loi. Ils proposent des offres d’emplois secondaires en ligne, des investissements frauduleux ou des services inexistants, en échange de petites sommes d’argent versées par les victimes. Ces transactions, bien que frauduleuses, sont souvent considérées comme des échanges commerciaux et ne relèvent donc pas du champ d’application de la loi sur le phishing vocal.

Les conséquences pour les victimes sont lourdes. Non seulement elles perdent leur argent, mais elles ont également du mal à obtenir réparation, car les banques ne sont pas tenues de suspendre les paiements et les procédures judiciaires sont longues et coûteuses. En moyenne, il faut plus d’un an pour obtenir une décision en première instance dans une affaire de fraude civile, selon l’Annuaire judiciaire 2025 de la Cour suprême. De plus, la loi sur la déclaration et l’utilisation d’informations spécifiques sur les transactions financières (loi spéciale sur les transactions financières) ne permet de suspendre un compte que si la transaction est liée au blanchiment d’argent ou au terrorisme, ce qui est rarement le cas dans les arnaques liées aux emplois secondaires.

Journaliste Gong Byeong-seon [email protected]

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