Publié le 3 janvier 2026 à 07h11. Le poète Jeong Il-geun dévoile son quinzième recueil, explorant la poésie comme une force à la fois magique et exigeante, tandis que les œuvres complètes du critique de danse Jo Dong-hwa sont enfin réunies en trois volumes.
- Le poète Jeong Il-geun publie son nouveau recueil, fruit d’une collaboration singulière avec une entité qu’il nomme “Shima”.
- Les écrits du critique de danse de première génération, Jo Dong-hwa, sont rassemblés dans une collection exhaustive en trois volumes.
- Ces publications offrent un aperçu précieux de la pensée et de la création de deux figures importantes de la scène artistique coréenne.
Jeong Il-geun, connu pour son style poétique lyrique ancré dans le quotidien, revient avec un recueil qui explore les méandres de l’inspiration. L’auteur décrit une expérience particulière : l’apparition de “Shima”, une sorte de démon de la poésie, qui lui souffle des mots et des vers avant de disparaître. Cette collaboration inattendue a donné naissance à 62 psaumes inclus dans ce nouvel ouvrage.
« J’ai ouvert les yeux et regardé l’horloge, et il restait encore un peu de temps pour aujourd’hui, 23h56// Comme je suis reconnaissant pour cela, qu’aujourd’hui ne soit pas fini// qu’il soit encore temps de prier// qu’il soit encore temps de lire un poème »
Jeong Il-geun, extrait de « Un poème à 23h56 »
Pour Jeong Il-geun, la poésie est bien plus qu’un simple exercice d’écriture : c’est une “sorte de pouvoir magique” qui suscite l’envie de créer. Il la considère comme une passion irrésistible, une tentation à laquelle il ne peut résister. Il explique dans « Les mots du poète » : « Shima (le démon de la poésie) est venu. C’était ma première fois. Je ne voulais pas l’éviter » et « je laisse ici une trace de l’amour et de la haine que j’ai partagés avec Shima pendant 22 jours ».
Parallèlement, les œuvres complètes de Jo Dong-hwa (1922-2014), figure pionnière de la critique de danse en Corée, sont enfin réunies. Né à Hoeryeong et diplômé de pharmacie, Jo Dong-hwa s’est consacré à la critique de danse dans les années 1960, fondant en 1976 le magazine mensuel « Chum », considéré comme un jalon dans l’histoire de la critique professionnelle de la danse.
Cette collection, prévue pour commémorer le 50e anniversaire de la fondation de « Chum », se décline en trois volumes. Le premier, intitulé « Essais », retrace le parcours personnel de Jo Dong-hwa, de son enfance à Hoeryeong à ses expériences en tant que réfugié à Busan, en passant par son voyage en Chine pour retrouver la dépouille de son père. Les volumes 2 (« Critique ») et 3 (« Fables ») seront disponibles le mois prochain.
Selon l’éditeur, cette collection exhaustive ne se limite pas à une simple archive. Il s’agit d’un témoignage précieux de l’évolution de la pensée coréenne et d’une source essentielle pour l’étude de l’histoire culturelle et artistique du pays.
Rapport via KakaoTalk okjebo
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Envoyé à 07h11 le 3 janvier 2026
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