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[영상+] « Il y a aussi des larmes dans la loi »… Détection d’un changement dans la conscience de Yongjugol, Paju

Publié le 25 novembre 2025 à 23h04. La fermeture imminente du dernier quartier de prostitution de Yongjugol, à Paju, en Corée du Sud, suscite un débat croissant sur la nécessité de protéger les droits des travailleuses du sexe…

[영상+] « Il y a aussi des larmes dans la loi »… Détection d’un changement dans la conscience de Yongjugol, Paju

Publié le 25 novembre 2025 à 23h04. La fermeture imminente du dernier quartier de prostitution de Yongjugol, à Paju, en Corée du Sud, suscite un débat croissant sur la nécessité de protéger les droits des travailleuses du sexe et de leur offrir des solutions de réinstallation dignes, un sujet auquel le président Lee Jae-myung s’est récemment intéressé.

  • Le président Lee Jae-myung a souligné l’importance d’une approche humaine face à la fermeture de Yongjugol, critiquant une répression pure et simple.
  • Des organisations de défense des droits de l’homme et des associations de femmes demandent des mesures concrètes d’indemnisation et de réinstallation pour les travailleuses du sexe.
  • ONU Femmes a appelé à une consultation avec les travailleuses du sexe avant toute décision concernant la fermeture de Yongjugol, afin de garantir le respect de leurs droits fondamentaux.

Le débat autour de la fermeture des quartiers de prostitution en Corée du Sud a pris une nouvelle dimension avec les récentes déclarations du président Lee Jae-myung. Lors d’une réunion publique le 14 novembre, il avait déclaré :

« Même la loi a ses larmes… Ce n’est pas une solution que de les chasser par la force. »

Lee Jae-myung, président

Cette prise de position a relancé les discussions sur la nécessité de prendre en compte les droits des personnes concernées par ces fermetures administratives, notamment les travailleuses du sexe.

Le 25 novembre, des membres du groupe de défense des droits de l’homme « Action de libération des travailleuses du sexe Scarlet Solidarity Chacha » et de l’association des femmes de Yongjugol « Birch Tree Association » se sont rassemblés devant l’Assemblée nationale à Séoul pour attirer l’attention sur cette question. Ils ont réclamé des mesures d’indemnisation réalistes pour permettre aux travailleuses de se réinstaller et de vivre dignement après la fermeture de Yongjugol. Une quarantaine de citoyens solidaires ont participé à ce rassemblement.

Les manifestants ont souligné l’importance d’une approche respectueuse et inclusive dans le processus de fermeture. Yoon Il-hee, une citoyenne de Paju, a déclaré : « Yongjugol, c’est aussi l’histoire d’un campement. La ville de Paju devrait d’abord regarder en arrière pour voir quel genre de responsabilité et de réflexion elle assume sur cette histoire. » Son Suk-yeong, une citoyenne de Séoul, a ajouté : « Le problème de Yongjugol est aussi la situation à laquelle sont confrontés les centres de prostitution à travers le pays. Le gouvernement ou l’Assemblée nationale devraient jouer un rôle dans la création d’un espace où la ville de Paju et les travailleurs restants peuvent dialoguer et discuter de mesures réalistes d’immigration et de réinstallation. »

La ville de Paju a réagi en affirmant qu’elle s’efforce de protéger les femmes victimes de trafic d’êtres humains et d’exploitation sexuelle, tout en cherchant à établir un dialogue avec celles qui ne peuvent actuellement pas être secourues. Elle a également souligné qu’elle a mis en place des ordonnances de soutien à l’autonomie des victimes de la prostitution, avec des mesures d’aide financière et de réinsertion.

Ce débat intervient alors que les quartiers de prostitution se raréfient en Corée du Sud. La fermeture de Yongjugol, le dernier de ce type dans la province de Gyeonggi, soulève des questions cruciales sur la manière de concilier la lutte contre la prostitution avec le respect des droits fondamentaux des personnes qui y travaillent.

En mars dernier, un rapport avait déjà mis en lumière les risques de violations des droits de l’homme liés à la fermeture de ces établissements. ONU Femmes a également souligné la nécessité d’une consultation avec les travailleuses du sexe, conformément aux principes universels des droits de l’homme.

/Reporter Yoo Hye-yeon [email protected]

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.