Wall Street a clôturé sa première semaine de négociation complète en 2026 sur une note positive, portée par un marché du travail robuste et des indices boursiers atteignant des sommets historiques. Cette dynamique intervient alors que les investisseurs se préparent à une semaine potentiellement volatile, marquée par la publication de données clés sur l’inflation et le début de la saison des résultats trimestriels.
Au cours des cinq dernières séances, le Dow Jones Industrial Average a progressé de 2,3 %, tandis que l’indice S&P 500, considéré comme une référence, a gagné 1,6 %. Le Nasdaq Composite, à forte concentration technologique, a enregistré une hausse de 1,9 %, et le Russell 2000, qui regroupe des entreprises à petite capitalisation, a bondi de 4,6 %.
L’attention des marchés se tourne désormais vers le rapport sur l’inflation des prix à la consommation aux États-Unis, qui sera publié mardi pour le mois de décembre. Les analystes s’accordent à dire que ce chiffre pourrait provoquer de nouvelles fluctuations si celui-ci s’avère supérieur aux attentes. Les données sur les prix à la production et les ventes au détail de décembre, qui seront également dévoilées cette semaine, viendront compléter ce tableau de l’inflation.
Par ailleurs, la saison des résultats du quatrième trimestre débute avec la publication des chiffres de plusieurs grandes entreprises, dont JPMorgan Chase, Bank of America, Wells Fargo, Citigroup, Goldman Sachs, BlackRock, Delta Air Lines et Taiwan Semiconductor.
Enfin, la Cour suprême des États-Unis pourrait rendre sa décision concernant les tarifs douaniers imposés par l’ancien président Trump dans le cadre d’un litige commercial, une décision initialement attendue vendredi mais reportée.
Morgan Stanley : un titre à surveiller
Dans ce contexte, les analystes mettent en avant Morgan Stanley comme une opportunité d’investissement prometteuse. La banque d’investissement est bien positionnée pour afficher une croissance significative de ses bénéfices, grâce à une reprise des activités de fusions et acquisitions, une solide performance dans les introductions en bourse et des résultats solides dans l’ensemble de ses activités.
Les marchés d’options anticipent une volatilité importante autour de la publication des résultats de Morgan Stanley, prévue jeudi avant l’ouverture des marchés, avec un potentiel de variation de +/- 4,2 %.
« Le positionnement de Morgan Stanley dans des domaines à forte croissance, comme le financement lié à l’intelligence artificielle et les marchés de capitaux, est particulièrement encourageant », soulignent les analystes. Ils prévoient un bénéfice par action de 2,41 dollars, en hausse de 8,5 % par rapport à l’année précédente, et un chiffre d’affaires de 17,72 milliards de dollars, en progression de 9,4 % sur un an.
D’un point de vue technique, l’action Morgan Stanley a clôturé à environ 186,50 dollars vendredi, se maintenant au-dessus de ses moyennes mobiles clés et affichant une tendance haussière. Un scénario favorable pourrait propulser le titre vers les 200 dollars à court terme.
Capital One Financial : un titre à éviter
À l’inverse, Capital One Financial pourrait subir des pressions à la vente cette semaine, suite à l’annonce par l’ancien président Trump d’un plafonnement temporaire à 10 % des taux d’intérêt des cartes de crédit. Cette mesure, destinée à alléger le fardeau des consommateurs, menace directement la rentabilité des prêteurs qui dépendent fortement des revenus générés par les intérêts des cartes de crédit.
Capital One, fortement exposée aux cartes de crédit à la consommation, est particulièrement vulnérable. Les taux d’intérêt moyens pratiqués par l’entreprise se situent généralement entre 20 et 30 %, ce qui signifie qu’un plafond de 10 % réduirait considérablement ses revenus nets d’intérêts.
Même avant cette annonce, Capital One était confrontée à une augmentation des créances douteuses et à un ralentissement de la croissance des prêts. L’action a clôturé à près de 250 dollars vendredi, mais pourrait retester les 229 dollars, voire moins, si les résultats trimestriels (prévus le 22 janvier) révèlent une détérioration de la qualité du crédit ou si la direction exprime des doutes quant à la rentabilité future.
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