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10 habitudes nocturnes qui semblent inoffensives mais qui perturbent votre sommeil

Publié le 27 octobre 2025 23h00. De mauvaises habitudes, souvent adoptées sans s'en rendre compte, peuvent saboter nos nuits de sommeil. Des experts pointent du doigt dix comportements à éviter pour retrouver un repos réparateur. Procrastiner et continuer…

10 habitudes nocturnes qui semblent inoffensives mais qui perturbent votre sommeil

Publié le 27 octobre 2025 23h00. De mauvaises habitudes, souvent adoptées sans s’en rendre compte, peuvent saboter nos nuits de sommeil. Des experts pointent du doigt dix comportements à éviter pour retrouver un repos réparateur.

  • Procrastiner et continuer à travailler le soir réduit la qualité du sommeil.
  • La consommation d’alcool, même modérée, perturbe les cycles de sommeil.
  • L’exposition aux écrans et le « doomscrolling » activent le cerveau et empêchent la relaxation.

Nombre d’entre nous se préparent inconsciemment à l’échec en matière de sommeil. Des habitudes anodines en apparence peuvent en réalité avoir un impact négatif sur notre capacité à nous reposer, selon des spécialistes interrogés par le Huffington Post.

Le Dr Ashwini Nadkarni, psychiatre à la Harvard Medical School, souligne que la tendance à repousser les tâches jusqu’au soir s’est accentuée avec la pandémie de COVID-19.

« Les gens passent les dernières minutes de leur journée à essayer de rattraper leur retard sur le travail et les tâches ménagères. Ils préparent des listes de choses à faire pour la maison, pour les enfants, ou répondent à des e-mails professionnels. »

Dr Ashwini Nadkarni, psychiatre à la Harvard Medical School

L’alcool, souvent perçu comme un somnifère, est également à éviter. Chelsie Rohrscheib, neuroscientifique spécialisée dans le sommeil chez Wesper, explique que son métabolisme perturbe les phases de sommeil profond et paradoxal.

« Lorsque l’alcool est décomposé, il empêche le sommeil profond et le sommeil paradoxal, ce qui rend la seconde moitié de la nuit plus agitée et provoque des réveils fréquents. De plus, il augmente la production d’urine, ce qui oblige à se lever pour aller aux toilettes. »

Chelsie Rohrscheib, neuroscientifique chez Wesper

Elle recommande d’espacer d’au moins 3 à 4 heures la dernière consommation d’alcool et le coucher.

L’utilisation des écrans (téléphone, tablette, ordinateur) avant de dormir est également déconseillée. Le Dr Alex Dimitriu, psychiatre et spécialiste du sommeil, préconise de les éteindre au moins une heure avant d’aller au lit.

« Je recommande à tous mes patients d’« éteindre la technologie à 22 heures ». L’idéal est de ne pas utiliser d’écrans 1 à 2 heures avant de se coucher. »

Dr Alex Dimitriu, psychiatre et spécialiste du sommeil

Martin Reed, coach certifié en sommeil, ajoute que regarder la télévision au lit peut affaiblir l’association entre le lit et le sommeil, et que les plateformes de streaming peuvent inciter à prolonger la soirée.

Le « doomscrolling », ou la consultation compulsive de mauvaises nouvelles sur les réseaux sociaux, est également néfaste. Heather Turgeon et Julie Wright, expertes du sommeil et auteures de « Generation Sleepless », soulignent que cela empêche l’esprit de se détendre.

« Se coucher après avoir regardé des informations intensément stimulantes sur le plan émotionnel rend difficile le sommeil dans un état où l’esprit est déjà actif. »

Heather Turgeon et Julie Wright, expertes du sommeil

L’activité physique intense doit être évitée au moins 90 minutes avant le coucher. Stephen Light, coach certifié en sommeil, suggère de privilégier des exercices plus doux comme le Pilates, le yoga ou la marche. Quant à Carley Prendergast, coach certifiée en sommeil, elle insiste sur l’importance d’une routine relaxante avant de dormir (bain chaud, soins de la peau, lecture) pour favoriser la production de mélatonine.

Enfin, il est déconseillé de consommer des aliments riches en sucre avant de se coucher, car les fluctuations de la glycémie peuvent perturber le sommeil. Rohrscheib recommande des aliments à faible indice glycémique, comme l’avoine. Il est également important de maintenir une température ambiante fraîche (entre 19 et 21°C) et de ne pas rester au lit trop longtemps si l’on a du mal à s’endormir. Morgan Adams, coach holistique du sommeil, rappelle que le lit doit être associé au sommeil et non au travail.

En adoptant ces quelques précautions, il est possible d’améliorer significativement la qualité de son sommeil et de profiter d’un repos véritablement réparateur.

Source : Journal Oxygène

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.