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16 élèves tués dans un dortoir d’une école au Kenya

by Nicolas Lefèvre
Bilan humain et chaos dans les dortoirs

Un incendie dévastateur a coûté la vie à au moins 16 élèves dans un dortoir de l’Utumishi Girls School, dans le comté de Nakuru, au Kenya, durant la nuit de jeudi. Les autorités enquêtent sur les causes de ce drame, qui s’ajoute à une série de tragédies similaires dans les internats du pays.

Bilan humain et chaos dans les dortoirs

La violence du brasier a laissé une trace indélébile sur les établissements touchés. Selon les informations rapportées par le Sunday Guardian Live, l’incendie s’est déclaré vers 1 h 00 du matin, alors que les élèves dormaient dans un dortoir de l’Utumishi Girls School, dans le comté de Nakuru. Les premiers rapports de la police locale font état d’au moins 16 décès. Le chaos ne se limite pas à cet établissement. Dans le comté de Nyeri, la situation est tout aussi critique à l’académie Hillside Endarasha. L’ABC rapporte que le bilan y est de 17 décès et que 16 autres élèves ont été grièvement brûlés. La porte-parole nationale de la police, Resila Onyango, a décrit l’ampleur de la catastrophe en précisant que les corps retrouvés sur place étaient brûlés au point d’être méconnaissables. L’incertitude plane encore sur le nombre exact de victimes. Le vice-président Rigathi Gachagua a exprimé son inquiétude face à l’ampleur des recherches.

“Nous avons encore 70 enfants dont on ne sait pas ce qu’ils deviennent — cela ne signifie pas qu’ils sont décédés ou blessés. Le mot est qu’ils sont portés disparus,” a déclaré M. Gachagua aux journalistes.

Bilan humain et chaos dans les dortoirs
cluster (priority): sundayguardianlive.com
Rigathi Gachagua, vice-président du Kenya

L’enquête et la réponse institutionnelle

Face à l’horreur, le gouvernement kenyan a promis une fermeté absolue. Le président William Ruto a qualifié l’événement de dévastateur sur son compte X, affirmant que des mesures seraient prises contre les responsables. Il a également ordonné aux autorités compétentes de mener une enquête approfondie sur cet incident horrific. Sur le terrain, les équipes de secours et les forces de l’ordre tentent de stabiliser la situation. À Nakuru, Masoud Mwinyi, un responsable de la police, s’est adressé à des parents en pleurs, qualifiant la situation d’affligeante et de triste. L’aide humanitaire est également mobilisée pour soutenir les familles et les survivants. La Croix-Rouge du Kenya a annoncé fournir des services de soutien psychosocial aux élèves, aux enseignants et aux familles touchées.

“Nouvelles déchirantes du Kenya, où un incendie scolaire a causé des dévastations. Nos pensées vont à toutes les personnes affectées,” a écrit Jagan Chapagain, secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Tanzanie : Au moins 10 élèves tués et plusieurs blessés dans l’incendie d’une école
Jagan Chapagain, via ABC News

Une spirale de tragédies et de failles de sécurité

Une spirale de tragédies et de failles de sécurité
cluster (priority): abc.net.au
Ces événements ne sont pas des incidents isolés, mais les symptômes d’une crise systémique qui frappe les internats kenyanes. De nombreux parents choisissent ces établissements pour permettre à leurs enfants de se concentrer sur leurs études sans les contraintes de longs trajets quotidiens, mais la sécurité y est souvent défaillante. L’histoire du pays est marquée par des incendies scolaires meurtriers qui soulignent une négligence récurrente, que ce soit par des défauts électriques ou des actes d’incendie criminels.
  • 2001 : La Kyanguli Secondary School a connu l’incendie scolaire le plus meurtrier du pays, avec 67 décès.
  • 2012 : Huit élèves ont péri dans une école du comté de Homa Bay.
  • 2016 : Neuf élèves sont morts dans un incendie dans le quartier de Kibera, à Nairobi.
  • 2017 : Dix lycéens ont perdu la vie lors d’un incendie dans la capitale, Nairobi.
  • Septembre 2024 : Un incendie à l’académie Hillside Endarasha a déjà causé la mort de 21 élèves.
Les causes de ces drames sont multiples : tensions liées aux conditions de vie, surcharge de travail, ou encore des infrastructures vétustes. Le vice-président Gachagua a d’ailleurs exhorté les administrateurs scolaires à respecter strictement les directives de sécurité recommandées par le ministère de l’Éducation pour les établissements de pensionnat. Alors que les enquêtes se poursuivent pour déterminer l’origine exacte des flammes à Utumishi et à Hillside Endarasha, la question de la responsabilité institutionnelle et de la mise en conformité des bâtiments scolaires reste au cœur de l’indignation nationale.

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