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3I/ATLAS s’approche de la Terre : que sait-on et quelle a été la trajectoire de deux autres comètes interstellaires similaires ?

Publié le 6 novembre 2025 à 10h18. Les astronomes observent avec attention la comète interstellaire 3I/ATLAS, récemment passée au plus près du Soleil, et qui pourrait nous livrer des indices précieux sur la formation des systèmes solaires. La…

3I/ATLAS s’approche de la Terre : que sait-on et quelle a été la trajectoire de deux autres comètes interstellaires similaires ?

Publié le 6 novembre 2025 à 10h18. Les astronomes observent avec attention la comète interstellaire 3I/ATLAS, récemment passée au plus près du Soleil, et qui pourrait nous livrer des indices précieux sur la formation des systèmes solaires.

  • La comète 3I/ATLAS, venue de l’extérieur de notre système solaire, a franchi son périhélie le 29 octobre 2025.
  • Trois comètes interstellaires ont été observées à ce jour : 1I/Oumuamua (2017), 2I/Borisov (2019) et 3I/ATLAS.
  • Les agences spatiales, comme la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA), mobilisent leurs technologies pour étudier ces visiteurs exceptionnels.

La comète 3I/ATLAS tient en haleine la communauté scientifique. Découverte lors de son entrée dans notre système solaire, elle a atteint son point le plus proche du Soleil le 29 octobre dernier. Ce n’est pas un événement isolé : depuis 2017, deux autres objets interstellaires, 1I/Oumuamua et 2I/Borisov, ont traversé notre voisinage cosmique, suscitant un intérêt considérable.

Ces comètes, provenant d’autres étoiles, offrent une opportunité unique d’étudier des matériaux et des structures qui diffèrent potentiellement de ceux que l’on trouve dans notre propre système planétaire. C’est pourquoi la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA) ont déployé leurs instruments les plus performants pour collecter un maximum de données.

1I/Oumuamua, le premier objet interstellaire à être détecté dans notre système solaire, avait été repéré en octobre 2017 par le télescope Robert Weryk, utilisé dans le cadre du programme Pan-STARRS à Hawaï. Sa forme inhabituelle, décrite comme un cylindre allongé de couleur rougeâtre, a immédiatement interpellé les astronomes. En hawaïen, son nom signifie « Messager venu de pays lointains qui arrive le premier », comme le précise une étude de la NASA.

Les observations ont révélé qu’Oumuamua mesurait jusqu’à 400 mètres de long, soit une proportion longueur/largeur dix fois supérieure à celle des astéroïdes et des comètes connus. Cette particularité a conduit les scientifiques à envisager qu’elle pourrait apporter des éclaircissements sur les mécanismes de formation des systèmes solaires dans d’autres régions de l’univers.

Oumuamua avait erré dans la Voie lactée pendant plus de 100 millions d’années avant d’atteindre notre système stellaire. Sa luminosité variait considérablement au cours de sa rotation, avec un cycle de 7,3 heures. Les astronomes du Very Large Telescope de l’ESO, situé au Chili, ont noté à l’époque que « les objets les plus allongés que nous ayons observés jusqu’à présent ne dépassent pas trois fois leur largeur ».

Sa structure dense, composée de roche et potentiellement de métaux, sans trace d’eau ou de glace, et sa surface rougie par des millions d’années d’exposition aux rayons cosmiques, ont également été mises en évidence. Oumuamua est passé à seulement 3 862 416 kilomètres du Soleil lors de son périhélie.

En 2019, Gennady Borisov, un astronome amateur de Crimée, a découvert 2I/Borisov, une autre comète interstellaire qui a rapidement capté l’attention du monde entier. Le télescope spatial Hubble de la NASA a capturé des images de cette comète en octobre et décembre 2019, alors qu’elle traversait notre système solaire à une vitesse d’environ 177 000 kilomètres par heure. Les images ont révélé une abondante poussière entourant un noyau brillant, trop petit pour être résolu par Hubble, selon l’agence spatiale américaine.

Les analyses de la NASA ont suggéré que le noyau de 2I/Borisov était constitué d’un amas dispersé de particules de glace et de poussière, et qu’il pourrait être plus ancien que notre propre système solaire.

Quant à 3I/ATLAS, les premières estimations indiquent qu’elle s’est formée il y a plus de 7 milliards d’années. Grâce aux observations du télescope spatial Hubble, les astronomes ont pu déterminer la taille de son noyau gelé, estimée entre 300 mètres et 5,6 kilomètres de diamètre.

Comme 2I/Borisov, ATLAS présente une structure composée de roches et de glace. À mesure qu’elle s’approche du Soleil, elle libère des gaz et des poussières détectés par les sondes de l’ESA. La comète sera de nouveau visible depuis la Terre début décembre, mais elle ne représentera aucun danger pour notre planète. Elle passera à environ 270 millions de kilomètres de nous. Les experts précisent qu’elle ne sera pas visible à l’œil nu et que seuls les télescopes orbitaux pourront la photographier.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.