Publié le 24 octobre 2025 11h05. L’Indonésie s’apprête à lancer un vaste programme de valorisation énergétique des déchets dans sept villes, une initiative visant à transformer les ordures ménagères en une source d’électricité renouvelable et à créer de nouveaux emplois.
- Sept villes indonésiennes ont été sélectionnées pour la mise en œuvre de projets de valorisation énergétique (VEE).
- Ces projets utiliseront la technologie d’incinération pour convertir les déchets en électricité.
- Plus de 200 entreprises, dont 66 étrangères, ont manifesté leur intérêt pour participer à ces projets.
Le ministre coordonnateur de l’Alimentation, Zulkifli Hasan, a annoncé que Bali, la région spéciale de Yogyakarta (DIY), Bogor Raya, Tangerang Raya, la ville de Semarang, Bekasi Raya et Medan Raya sont les premières villes à bénéficier de ce programme ambitieux. Cette décision fait suite à une réunion de coordination interministérielle qui s’est tenue ce vendredi.
Selon le ministre Hasan, le projet s’appuie sur le règlement présidentiel numéro 109 de 2025, qui encadre la gestion des déchets urbains en favorisant leur transformation en énergie renouvelable.
« Grâce à ce règlement, les déchets, qui étaient autrefois une source de maladies, peuvent désormais être transformés en énergie électrique, créant ainsi des emplois et ouvrant une nouvelle voie pour les énergies renouvelables. »
Zulkifli Hasan, ministre coordonnateur de l’Alimentation
Rosan Roeslani, PDG de l’Agence de gestion des investissements (BPI) Daya Anagata Nusantara (Danantara), a précisé que les sites sélectionnés répondent à tous les critères requis, notamment la disponibilité des terrains, la conformité administrative et réglementaire. Il a également estimé que la construction de ces installations prendra environ deux ans.
« Nous visons à lancer les premiers travaux à la fin du mois de mars. Le calendrier précis dépendra de la préparation de chaque région, mais nous sommes optimistes quant à la possibilité de démarrer les chantiers dans ces sept villes d’ici là. »
Rosan Roeslani, PDG de Danantara
Le budget exact de ces premiers projets n’a pas encore été déterminé, car il dépendra des offres des investisseurs. Plus de 204 entreprises ont déjà exprimé leur intérêt, dont une forte proportion d’acteurs internationaux. Rosan Roeslani a souligné que 66 de ces entreprises sont étrangères, le reste étant des sociétés indonésiennes.
La réunion de coordination a réuni, outre les ministres concernés, le ministre de l’Investissement et de l’aval, le ministre de l’Environnement Hanif Faisol, la vice-ministre des Travaux publics Diana Kusumastuti, ainsi que le gouverneur de la région spéciale de Yogyakarta, Sri Sultan Hamengku Buwono.
(réa/rrd)
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