Depuis quelques années, le rugby de club français est considéré comme la référence en Europe.
Au cours des 12 derniers mois, cette réputation a encore été accentuée par le fait que plusieurs stars internationales, comme Owen Farrell, ont décidé d’abandonner leur place en sélection anglaise pour pouvoir évoluer dans un club français.
Mais quelle est la cote de popularité des équipes du Top 14 et pourquoi ont-elles autant de succès ? Penchons-nous sur la façon dont ces équipes influencent le paysage économique et le tissu culturel français.
Les clubs du Top 14 représentent la société française
Si le football est marqué par l’excès (le Paris Saint-Germain verserait un salaire annuel de 72 millions d’euros à Kylian Mbappé), les clubs de rugby français jouissent d’un sens des valeurs, d’un esprit d’équipe et d’une fierté locale.
Ce qui s’est traduit par ce qu’on appelle le « renouveau gaulois ». Après tout, la France possède aujourd’hui un système national incroyablement robuste, avec un modèle de promotion et de relégation qui suscite un intérêt authentique chez les fans.
Le contraste entre la France et l’Angleterre à cet égard est saisissant. Alors que les supporters français sont ralliés à leurs équipes locales, qui attirent des joueurs comme Farrell, les clubs anglais préfèrent prioriser la réduction des coûts et le protectionnisme. De la même manière, en Angleterre, la dureté de la concurrence est tout simplement inexistante, et tous les championnats en dessous de la Premiership semblent être sous-financés.
Cette approche attire les entreprises
À mesure que ces clubs du Top 14 deviennent désormais partie intégrante du tissu culturel français, ils attirent également de plus en plus des dirigeants d’entreprise qui souhaitent être associés aux équipes.
De la même manière, la popularité du rugby français est illustrée par le fait que Canal+ verserait un montant pour diffuser le rugby français trois fois supérieur à ce que verse TNT Sport pour les droits de la Premiership au Royaume-Uni.
Tous ces éléments mis bout à bout signifient que non seulement les clubs du Top 14 sont plus largement soutenus que les structures anglaises, mais qu’ils sont également plus riches. Cela se traduit par une facilité nettement plus grande pour les clubs français d’attirer les joueurs vedettes comme Farrell. Pour ne rien arranger du côté de la Fédération anglaise de rugby à XV, d’autres stars de la Premiership pourraient bien suivre le mouvement initié par Farrell dans les mois à venir, selon RugbyPass.
À l’inverse, ces dernières années, plusieurs clubs anglais n’ont pas réussi à attirer les investissements et ont finalement mis la clé sous la porte, faute de pouvoir payer les salaires de leurs joueurs.
Formation des talents
Enfin, il convient également de noter que de nombreux clubs du Top 14 forment régulièrement des joueurs talentueux, qui finissent par représenter l’équipe nationale. Ils sont en partie aidés en cela par le strict dispositif français sur les JIFF (Jeunes issus des filières de formation), qui donne la priorité à la formation des jeunes joueurs français.
Il faut ajouter à cela un élan de diversité en France, qui a attiré toute une nouvelle vague de jeunes talents ainsi qu’un grand nombre de nouveaux fans. De plus, le rugby à XV français étant désormais de plus en plus éclectique culturellement et socialement, celui-ci nourrit la fierté nationale dans tous les secteurs du pays.
Conclusion
En résumé, le rugby français s’élargit rapidement vers de nouveaux secteurs, tant au niveau géographique qu’au niveau de la diversité ethnique. Par conséquent, il influence le paysage culturel du pays tout en étant incroyablement florissant au niveau économique (contrairement à ses rivaux comme la Premiership). Grâce à cela, le niveau rugbystique dans le pays n’a jamais été aussi élevé.
Pour aller plus loin
