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New York. Engrenage. – RSI

by Thomas Caron

En 1975, New York est dans la rupture: gouvernement des gangs, de la violence et de la corruption à la carteUn million d’habitants perdus en un peu plus d’un an … La Big Apple est en mars et les nuits sortent la nuit. Parmi eux, pour l’insomnie, Travis Bickle, 26 ans, est également libéré la nuit, ce que le ver n’est pas mais parmi les vers et dans cette pourriture, il se retrouve, catapulté par le Vietnam dans une Amérique qui ne reconnaît pas. Nous sommes en 1976 et aux États-Unis, après avoir triomphé à Cannes, il quitte la pièce Chauffeur de taxipar Martin Scorsese. Trente-quatre ans, trente-trois Robert de Niro, qui est le visage de Travis Bickle, mais surtout les yeux. Un film qui est retourné dans la salle remis à Punino du premier au dernier cadre et que pour les riches touches qui font l’histoire et la société, semble revenir à la désarmement des affaires actuelles.

Chauffeur de taxi C’est un film monté sur les yeux de Travis Bickle / Bob de Niro. De là, il part, à l’intérieur, il se perd et se termine là, dans l’équilibre entre ne pas le croire et vouloir les fermer pour toujours. Travis est l’Amérique qui ne se reconnaît pas, qui se demande quand et où quelque chose a été perdu dans la rue, sinon tout. Ex Marine, de l’autre côté du monde de Travis, il a vu le pire possible. Exactement celle sur laquelle l’Amérique et le cinéma américain, le nouveau Hollywood de The Penn, Spielberg, De Palma & Co., remet en question, remet en question et se rebelle. Pourtant, quelque chose ne revient pas, même pas là. Ou peut-être surtout là. Pour autant qu’il devait voir, faire et supporter au Vietnam Travis, il ne peut pas dormir, il vit dans des cauchemars éveillés et décide d’investir ce temps mort (littéralement) en faisant le chauffeur de taxi la nuit. Et la nuit, New York, en 1975, donne le pire de lui-même. Et comprendre que c’est un moment, car au début du film, Travis est le seul qui n’est pas insupportable.

Chauffeur de taxi C’est un film qui se réveille la nuit et commence à tourner, avec une destination. Tout au plus quelques programmes isolés, mais pas de longue distance, pas d’objectif à long terme, un ici et maintenant réduit à un minimum, et il faut dire “heureusement”, pour ce qui se passe là-bas, et maintenant. Parce que la nuit est vivante, oui, mais cette vie est profondément malade. Qu’il s’agisse d’une prostituée de treize ans (Jodie Foster) ou d’une trahison regardée par le feu de circulation, rien ne semble aller dans la bonne direction, et à long terme, pour le mauvais, Travis finit.

Chauffeur de taxi C’est un film sur la désillusion et la solitude; Sur le poids spécifique de la solitude dans une existence dans l’équilibre, s’accrochant aux ongles dans cette bonne direction, mais qui sans que personne ne vous voient, écoute et allonge une main ne peut que tomber. Perdu le calibre au Vietnam, Travis se déplace dans cette solitude, entre l’oreille d’un sourd et les yeux jugés, avec l’entrave et la naïveté d’un adolescent tardif qui a grandi, convaincu que l’amener une fille à voir un porno lors du premier rendez-vous peut être un programme comme les autres. Refus, malentendu, psychose. Armes. Et quand rien ne semble avoir le sens de la limite et que rien ne semble plus savoir comment rester en équilibre, passer de la souffrance d’un refus dans l’amour d’imaginer une attaque contre le candidat à la présidence des États-Unis, c’est un souffle.

Parlant cinématographiquement Chauffeur de taxi C’est une perfusion de talents. Certains Verdi (Scorsese, de Niro mais aussi Harvey Keitel), certains moins qu’un Sprout (Foster), d’autres déjà élevés comme une Sequoie, comme Bernard Herrmann, qui aux yeux de Travis Bickle a écrit sa dernière partition pour le cinéma après avoir fait de la musique – parmi les nombreux – Orson Welles, François Truffaut et Alfred Hitchcock. Parmi ceux qui se sont épanouis, mais pour ne rien manquer, même un certain Paul Schrader sur son deuxième scénario, qui aurait mis Robert de Niro sur les pages des pages de Torro déchaîné (1980). Sevré par Brian de Palma avec Salut Amérique! (1968) e Salut, maman! (1970), baptisé par Scorsese avec Routes de course (1973) et créé par Francis Ford Coppola avec Le parrain – partie II (1974), Robert de Niro arrive à New York de Chauffeur de taxi avec les abdos entraînés mais toujours vierges. L’acteur capable d’être un chauffeur de taxi la nuit, pour comprendre l’effet qu’il fait, il est également un garçon d’Amérique qui lui souffre sérieusement (et continuera de souffrir, Cannes 2025 Dotet). Travis Bickle est l’autre côté d’Alfredo BerlingHieri. Même 1976, deux sets: D’une part, Martin Scorsese, sur l’autre Bernardo Bertolucci, d’une part Chauffeur de taxide l’autre XXe siècleD’une part, les États-Unis, d’autre part, une Italie à s’unir. Et pour nous, de cette partie de l’Atlantique, Ferruccio Amendola est également et son inoubliable “Mais tu me dis?”. En tout cas, Bob de Niro.

Chauffeur de taxi Il est le cinéma jaune, noir et rouge trente ans avant Quentin Tarantino. Et malgré la censure, il a essayé de le désecturer, le sang est le protagoniste incontesté de l’une des fins les plus désespérées, seules et désillusionnées du nouveau Hollywood. Un cinéma en mouvement, voyageant dans une Amérique qui sait s’éloigner de ça ici et maintenant dans lequel un trouble post-traumatique semble coïncider avec la société. Le diplômé, Cavalier facile, Films de gangster ou Chauffeur de taxi Que ce soit, dans les années 70, les films voyagent, vont, marchent, broient des kilomètres. Et – encore une fois – ils font le tour, revenant au point de départ, au début. À la violence primordiale, les crêtes occidentales et mohicanes et les cuirs chevelues, poudre à canon. Et qui s’en soucie si le cheval a un taxatte.

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