C’est le moment idéal pour sortir les jumelles. Le meilleur créneau d’observation se situe environ une heure avant le lever du soleil, lorsque la région est suffisamment haute sur l’horizon est, mais avant que la lumière du jour ne vienne masquer les astres. Mars brille avec une magnitude de 1,3, ce qui la rend légèrement plus faible qu’Aldébaran, dont la magnitude est de 0,9.
L’alignement Mars-Aldébaran et les objets environnants
L’attraction visuelle de ce rapprochement réside dans la similitude de couleur entre la planète et l’étoile. Bien que toutes deux apparaissent rouge-orangé, les causes physiques divergent totalement : Mars reflète la lumière solaire sur une surface riche en rouille, tandis qu’Aldébaran produit sa propre lumière à une température inférieure à celle de notre Soleil.

Le ciel du matin offre d’autres cibles notables. En haut à droite du duo Mars-Aldébaran, on peut observer l’amas d’étoiles des Pléiades (M45). Plus bas, la planète Uranus reste visible, bien que cela nécessite un ciel très sombre pour une observation à l’œil nu ; elle se laisse toutefois repérer facilement avec des optiques, rapporte Astronomy.
L’activité orbitale autour de Saturne et ses lunes
Un phénomène rare a été observé : l’ombre de Dione a traversé les régions nord de Saturne entre 2h50 et 5h00 EDT, un détail quasi impossible à voir visuellement mais détectable via l’imagerie vidéo planétaire, précise Astronomy.

Le 12 juillet, c’est au tour de Titan, la plus grande et la plus brillante des lunes saturniennes, de s’approcher de son parent en passant au sud. Titan, avec une magnitude située dans la moitié supérieure de 8, est facilement repérable au sud-ouest de Saturne. À travers un télescope, les anneaux de la planète s’étendent sur 40 de large, entourant un disque de 18.
Phénomènes atmosphériques et cibles lointaines de juillet 2026
Au-delà des planètes, le mois de juillet est propice à la chasse aux nuages noctiluques (NLC). Ces nuages qui brillent la nuit sont visibles à l’œil nu environ 90 à 120 minutes après le coucher du soleil au nord-ouest, ou avant l’aube au nord-est. Selon BBC Sky at Night Magazine, s’ils sont présents, ils constituent d’excellentes cibles pour la photographie via smartphone.

Pour les observateurs équipés de matériel plus performant, plusieurs objets profonds et corps mineurs sont à l’honneur ce mois-ci :
- La nébuleuse de l’Œil de Chat (NGC 6543) : Située dans la constellation du Dragon, cette nébuleuse planétaire jeune (environ 1 000 ans) brille à une magnitude de 8,1.
- La comète 10P/Tempel 2 : Elle approche d’une magnitude 8, ce qui la rend observable avec des jumelles.
- L’astéroïde 3 Juno : Atteignant l’opposition dans l’Aquila avec une magnitude de +9,1, il nécessite un petit télescope.
Calendrier des conjonctions lunaires et planétaires
BBC Sky at Night Magazine note également que le 11 juillet, une Lune mince et décroissante s’est rapprochée des Pléiades lors de son lever à 01h30 BST.

| Date (Juillet 2026) | Événement | Position / Magnitude |
|---|---|---|
| 9 juillet | Vénus proche de Regulus | Soirée |
| 11 juillet | Lune proche des Pléiades | Lever de Lune (01:30 BST) |
| 14 juillet | Mars et Aldébaran | Mars à 5° au nord (Aube) |
| 17 juillet | Lune et Vénus | Lune éclairée à 15% (Soirée) |
Les observateurs doivent toutefois composer avec des nuits courtes et peu obscures, typiques de la période suivant le solstice d’été dans l’hémisphère nord. La fin du mois sera particulièrement marquée par une Lune pleine qui pourrait gêner l’observation du pic de la pluie de météores des Delta Aquarides du Sud, bien que cela laisse présager des conditions optimales pour les Perséides le mois suivant.
Find more reporting in our Technologie et science section.
À lire aussi
