Publié le 29 septembre 2025 11:01:00. Des scientifiques de la NASA envisagent des solutions radicales, incluant l’utilisation d’armes nucléaires, pour neutraliser l’astéroïde 2024 YR4, surnommé le “tueur de villes”, face à un risque croissant de collision avec la Terre ou la Lune.
- L’astéroïde 2024 YR4, découvert fin décembre 2024, présente une probabilité d’impact avec la Terre qui est passée de 3% en février 2025 à 4% en mai 2025.
- La NASA étudie la possibilité de détruire l’astéroïde par un impact cinétique ou une explosion nucléaire, considérant qu’une tentative de déviation pourrait, paradoxalement, l’envoyer sur une trajectoire de collision directe avec la Terre.
- Les fenêtres d’intervention possibles s’étendent de 2029 à 2032, selon la méthode choisie.
La menace posée par l’astéroïde 2024 YR4, un corps céleste d’environ 60 mètres de diamètre, suscite une inquiétude croissante au sein de la communauté scientifique. Selon une étude publiée sur la plateforme ArXiv, des mesures doivent être prises rapidement pour éliminer le risque de collision.
Initialement détecté le 27 décembre 2024, l’astéroïde a vu sa probabilité d’impact avec la Terre augmenter de manière significative au cours des derniers mois. Les calculs indiquent également un risque de collision avec la Lune en décembre 2032. Face à cette double menace, les scientifiques de la NASA explorent des options de plus en plus radicales.
Une tentative de déviation de l’astéroïde est jugée trop risquée en raison de l’incertitude concernant sa masse exacte. Des calculs erronés pourraient involontairement le précipiter sur la Terre. C’est pourquoi l’agence spatiale américaine se concentre sur une stratégie de fragmentation.
Deux approches sont à l’étude : un impact cinétique direct, consistant à percuter l’astéroïde avec un engin spatial, ou une explosion nucléaire déclenchée à proximité de l’astéroïde par une arme nucléaire transportée par une fusée. La première option pourrait être mise en œuvre entre 2030 et 2032, tandis que la seconde se situerait entre 2029 et 2031.
Cependant, l’efficacité de ces méthodes reste un sujet de débat au sein de la communauté scientifique. Les détails de ces discussions n’ont pas été divulgués pour le moment.
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