Le plan d’après-guerre pour Gaza, élaboré par les États-Unis et Israël, risque de signer la fin de la Palestine, non par la force, mais par la diplomatie, avertit la journaliste italienne Francesca Borri. L’absence de mécanismes d’application concrets pourrait transformer la bande de Gaza en un territoire sous administration internationale, érodant ainsi toute souveraineté palestinienne.
Selon Borri, la proposition actuelle ne prévoit aucune garantie réelle de mise en œuvre. Elle craint que Gaza ne devienne une zone administrée internationalement, vidant de sa substance l’idée même d’un État palestinien. « Ce plan n’a aucun engagement exécutoire », explique-t-elle, soulignant le risque d’une perte définitive de souveraineté pour les Palestiniens.
La situation est d’autant plus préoccupante, ajoute la journaliste, que les régimes arabes semblent, pour certains par lassitude, pour d’autres par intérêt stratégique, se ranger du côté de cette approche. De plus, le soutien continu des donateurs européens à une Autorité palestinienne jugée corrompue et impopulaire ne fait qu’aggraver la situation. Borri estime que la simple expression d’une solidarité symbolique ne suffira plus à changer la donne.
Le véritable danger, selon elle, réside dans la possibilité que la fin de la Palestine se produise non pas à travers un conflit ouvert, mais par le biais de négociations et d’accords diplomatiques qui, en réalité, ne garantissent pas les droits et l’autodétermination du peuple palestinien.
Pour aller plus loin
