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Discrimination lorsque Transman n’a pas été appelé au dépistage du VPH

by Sophie Martin

Publié le 8 octobre 2025 07:01:00. Un homme transgenre de la région de Skåne a porté plainte pour discrimination après avoir rencontré des difficultés pour accéder au dépistage du virus du papillome humain (VPH), un test essentiel pour la prévention du cancer du col de l’utérus.

  • Le programme de dépistage du VPH en Suède est basé sur l’identification par numéro de sécurité sociale, ce qui exclut automatiquement les personnes transgenres ayant un utérus mais un numéro de sécurité sociale masculin.
  • L’homme a dû initier lui-même toutes les démarches pour obtenir le dépistage et a reçu des informations incorrectes concernant le suivi de ses résultats.
  • L’autorité de contrôle, DO (Discrimineringsombudsmannen), estime que la région de Skåne n’a pas mis en place les procédures nécessaires pour garantir l’égalité d’accès aux soins.

L’affaire concerne un homme qui a contacté les services de santé de la région de Skåne pour se faire dépister pour le VPH. Le virus du papillome humain est connu pour être à l’origine de modifications cellulaires pouvant évoluer vers un cancer du col de l’utérus, d’où l’importance d’un dépistage régulier. Or, le système de convocation au dépistage de la région est basé sur les numéros de sécurité sociale féminins. Les personnes transgenres disposant d’un utérus mais d’un numéro de sécurité sociale masculin ne sont donc pas automatiquement invitées et ne peuvent pas être ajoutées manuellement à la liste des personnes à dépister.

Selon DO, la région de Skåne aurait dû anticiper ces difficultés et mettre en place des procédures alternatives pour garantir que toutes les personnes concernées aient accès au dépistage. Au lieu de cela, l’homme a été contraint d’entreprendre toutes les démarches lui-même. Après avoir reçu un résultat positif au VPH, il a également été mal informé par la région concernant le suivi nécessaire.

« Le dépistage est une mesure importante pour la détection précoce et l’absence de traitement peut avoir des conséquences très graves. Dans cette situation, l’homme a dû gérer tous les contacts avec les services de santé et n’a pas pu compter sur la fiabilité des informations qu’il a reçues. »

Vanessa Grapenstedt, responsable de processus à l’unité juridique de DO

DO estime que ce manque de procédures de convocation et de suivi a privé l’homme d’un accès aux mêmes soins que les personnes identifiées par un numéro de sécurité sociale féminin. L’organisation considère qu’il s’agit d’une forme de discrimination.

La région de Skåne a maintenant jusqu’au 21 octobre 2025 pour répondre à la demande de DO. À défaut, l’affaire pourrait être portée devant un tribunal de district.

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