Home SantéLa falaise de la télésanté est arrivée : ce qui change et ce qu’il faut surveiller

La falaise de la télésanté est arrivée : ce qui change et ce qu’il faut surveiller

by Sophie Martin

Les assouplissements réglementaires qui ont permis l’essor de la télésanté pendant la pandémie de COVID-19 ont commencé à disparaître le 1er octobre, créant une incertitude pour les patients et les professionnels de santé. Plusieurs mesures temporaires, initialement mises en place dans le cadre de l’urgence de santé publique, n’ont pas été renouvelées malgré des efforts législatifs pour les prolonger.

Parmi les changements majeurs, la définition de « site d’origine » pour les consultations de télésanté est revenue à sa formulation antérieure, limitant les possibilités pour les patients de recevoir des soins à domicile. Auparavant, la loi permettait de considérer le domicile d’un individu comme un site d’origine valide, une flexibilité qui facilitait l’accès aux soins pour les personnes vivant dans des zones rurales ou ayant des difficultés de mobilité.

De même, la liste des professionnels de santé autorisés à pratiquer la télésanté a été réduite. La loi élargissait cette définition aux ergothérapeutes, physiothérapeutes, orthophonistes et audiologistes, mais ces professions ne sont plus incluses à compter du 1er octobre. Seuls les assistants médicaux, les infirmiers praticiens, les infirmières cliniciennes spécialisées, les infirmières anesthésistes certifiées, les infirmières sages-femmes certifiées, les travailleurs sociaux cliniciens, les psychologues cliniciens, les diététistes et les professionnels de la nutrition restent autorisés.

Les cliniques de santé rurales (RHC) et les centres de santé fédéraux (FQHC) ne peuvent plus compter sur le remboursement des services de télésanté qu’elles fournissent, et l’obligation de réaliser un examen en personne dans les six mois précédant une première consultation de santé mentale en télésanté est de nouveau en vigueur. La possibilité de recourir à la télésanté audio uniquement, une solution pratique pour de nombreux patients, a également été supprimée.

Les Centres pour Medicare et Medicaid Services (CMS) ont initialement publié des directives reflétant ces changements, puis a brièvement retiré un bulletin d’information annonçant une suspension temporaire du traitement des demandes de remboursement afin d’éviter d’avoir à retraiter un grand nombre de dossiers en cas de décision tardive du Congrès. Cette suspension, qui devait durer jusqu’à dix jours ouvrables, visait à garantir la conformité des paiements Medicare avec les nouvelles réglementations.

À ce stade, le Congrès n’a pas pris de mesures supplémentaires pour prolonger les assouplissements en matière de télésanté. En conséquence, les restrictions pré-pandémie s’appliquent à nouveau, limitant l’accès à la télésanté pour les bénéficiaires de Medicare, notamment en dehors des zones rurales désignées. Les professionnels de santé sont invités à informer leurs patients des changements de couverture et à surveiller l’évolution de la situation législative.

Bien qu’un soutien bipartite existe pour maintenir certaines flexibilités, l’avenir de la télésanté reste incertain. Les prestataires sont encouragés à évaluer la conformité de leurs pratiques avec le nouveau cadre réglementaire et à envisager de délivrer un préavis de non-couverture aux patients concernés.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.