Publié le 12 octobre 2025 à 23h09. Des affrontements éclatent entre les forces de sécurité du Hamas et des milices locales dans la bande de Gaza, faisant au moins un blessé grave et révélant des tensions croissantes au sein du territoire palestinien après la pause dans les combats avec Israël.
- Des fusillades ont été signalées dans le quartier de Sabra, à Gaza, opposant la police du Hamas à des clans accusés de collaboration avec Israël.
- Le fils d’un haut responsable du Hamas, Basem Naim, a été grièvement blessé par balle lors de ces affrontements.
- Ces violences interviennent dans un contexte de répression du Hamas contre les groupes accusés de piller l’aide humanitaire et de collaborer avec Israël.
La bande de Gaza est le théâtre d’affrontements internes alors que le Hamas tente d’affirmer son contrôle après la suspension des opérations militaires israéliennes. Des vidéos diffusées par le réseau d’information Quds et d’autres médias palestiniens montrent des policiers encagoulés de la Force Radea, une unité de la police du Hamas, tirant dans le quartier de Sabra, au centre de la ville de Gaza.
Selon des informations confirmées par Basem Naim à l’agence EFE, son fils a reçu une balle dans la tête et se trouve dans un état critique. La Force Radea a publié un communiqué affirmant qu’elle poursuivait « les vestiges de l’occupation (israélienne) et les mercenaires qui collaborent avec elle », ajoutant qu’elle continuerait ses opérations « jusqu’à ce que la sécurité soit rétablie dans notre bien-aimée bande de Gaza ».
Les combats semblent se concentrer sur le clan Dogmush, une des familles les plus importantes du quartier de Sabra, régulièrement accusée par les habitants de Gaza de collaborer avec l’armée israélienne. Des accusations de participation à des réseaux de pillage de l’aide humanitaire, revendue ensuite à des prix exorbitants, pèsent également sur ce clan et d’autres.
Dans un développement distinct, l’influenceur Saleh Al Jafaraoui a été exécuté par des milices dans le nord de la bande de Gaza, selon l’hôpital Al Ahli de la capitale, qui a reçu son corps. Les circonstances exactes de son assassinat restent inconnues.
Depuis le début de la trêve et le retrait partiel des forces israéliennes, la police du Hamas a intensifié ses efforts pour traquer les milices soupçonnées de liens avec Israël, notamment la force Abu Shabab, active dans le sud de l’enclave. Ces opérations témoignent d’une volonté du Hamas de consolider son autorité et d’éliminer toute forme de résistance ou de collaboration avec l’ennemi.
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