Publié le 2024-02-29 10:32:00. La cryptococcose, une infection fongique grave, affecte une proportion significative de personnes vivant avec le VIH, et une étude chinoise récente met en lumière des facteurs de risque spécifiques pour le dépistage précoce de cette maladie souvent mortelle.
- Environ 5 à 10 % des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sont touchées par la cryptococcose.
- Chaque année, cette infection est responsable d’environ 625 000 décès dans le monde.
- Une étude menée à Guangzhou, en Chine, a identifié des facteurs prédictifs de la positivité à l’antigène cryptococcique (CrAg).
La cryptococcose est une infection fongique potentiellement mortelle qui représente une cause majeure de décès chez les personnes vivant avec le VIH. Le dépistage précoce de l’antigène cryptococcique (CrAg), un marqueur direct de l’infection, est crucial pour une intervention rapide et efficace. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande le dépistage du CrAg chez les PVVIH présentant un faible nombre de lymphocytes T CD4+ (inférieur à 100 cellules par microlitre) avant le début d’un traitement antirétroviral (TAR).
Afin de mieux comprendre les facteurs associés à la positivité au CrAg, des chercheurs ont mené une étude auprès de 1 478 PVVIH pris en charge au huitième hôpital populaire de Guangzhou, en Chine, entre mars 2018 et décembre 2019. Les participants ont été testés pour le CrAg sérique à l’aide d’un test à flux latéral, et des analyses du liquide céphalo-rachidien ont été réalisées pour confirmer le diagnostic.
Les résultats, publiés dans la revue BMC Infectious Diseases, révèlent que 5,1 % des participants étaient positifs au CrAg. Presque tous (94,7 %) de ces individus avaient un nombre de CD4+ égal ou inférieur à 200 cellules/µL. L’étude a également montré que la positivité au CrAg était légèrement plus fréquente chez les patients n’ayant jamais reçu de TAR (6,4 %) que chez ceux déjà sous traitement (4,7 %). Chez les patients déjà sous TAR, ceux qui étaient CrAg positifs présentaient un nombre de CD4+ significativement plus faible, tant au moment du diagnostic qu’au cours du suivi, par rapport aux patients CrAg négatifs (25 cellules/µL en médiane contre 44 cellules/µL).
Ces données soulignent l’importance du dépistage du CrAg chez les PVVIH, en particulier chez ceux qui n’ont pas encore commencé un traitement antirétroviral ou qui présentent un nombre de CD4+ bas, afin de permettre une prise en charge précoce et d’améliorer les chances de survie.
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