Publié le 14 octobre 2023 12:51:00. L’avocat de l’inculpé pour le meurtre de Chiara Poggi, Andrea Sempio, a rompu avec son conseil, Massimo Lovati, après des déclarations publiques controversées. Parallèlement, l’ancien procureur adjoint de Pavie, Mario Venditti, soupçonné de corruption, a comparu devant le tribunal de révision de Brescia.
- Massimo Lovati ne défendra plus Andrea Sempio, accusé d’être impliqué dans le meurtre de Chiara Poggi.
- Mario Venditti, poursuivi pour corruption judiciaire, a plaidé son innocence devant le tribunal de Brescia.
- Une décision concernant la saisie de biens appartenant à Venditti est attendue d’ici le 18 octobre.
Le divorce entre l’avocat Massimo Lovati et son client, Andrea Sempio, fait suite à une série d’interventions médiatiques de l’avocat jugées trop véhémentes. Sempio devrait annoncer le nom de son nouveau conseil juridique vendredi prochain.
Dans une affaire distincte mais connexe, Mario Venditti, ancien procureur adjoint de Pavie, a comparu ce jour devant le tribunal de révision de Brescia. Il est accusé de corruption de documents judiciaires, en lien avec le classement de l’affaire Sempio en 2007. Lors de sa déclaration spontanée, il a affirmé :
« Ma vie est ruinée, je n’ai jamais retiré un euro de mon salaire. »
Mario Venditti, ancien procureur adjoint de Pavie
Son avocat, Domenico Aiello, a contesté le décret de saisie du 26 septembre, demandant la restitution de son téléphone portable, de trois anciens ordinateurs et de deux disques durs saisis lors d’une perquisition. Maître Aiello a vivement critiqué les accusations :
« Il faut avoir le sens des responsabilités avant de ruiner la vie des gens. Il n’y a aucune preuve de corruption. »
Domenico Aiello, avocat de Mario Venditti
L’avocat a également présenté des « volumineux mémoires » pour contester l’existence de la corruption, estimée par les enquêteurs entre 20 et 30 000 euros, qui aurait facilité l’archivage de l’affaire Sempio en 2017.
La procureure Claudia Moregona, représentant le parquet, a maintenu qu’il existait des indices suffisants
pour poursuivre Mario Venditti et justifier la perquisition. La défense rejette cette affirmation, insistant sur la nécessité d’identifier le présumé corrupteur, ainsi que le lieu et la date de la transaction.
Les juges du tribunal de révision ont réservé leur décision, qui devrait être rendue d’ici le samedi 18 octobre.
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