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Approche diagnostique de la BPCO

Une nouvelle approche diagnostique pour la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) remet en question la définition même de cette maladie respiratoire fréquente. Des chercheurs canadiens et américains proposent de redéfinir la BPCO en incluant une catégorie de patients sans…

Une nouvelle approche diagnostique pour la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) remet en question la définition même de cette maladie respiratoire fréquente. Des chercheurs canadiens et américains proposent de redéfinir la BPCO en incluant une catégorie de patients sans obstruction des voies respiratoires, ce qui soulève la question de savoir si le terme actuel est encore approprié.

Cette proposition émane des groupes de travail COPDGene 2025 et CanCOLD, qui ont mis en évidence une hétérogénéité importante au sein des patients actuellement diagnostiqués avec une BPCO. Ils reconnaissent que la maladie se manifeste de manière très différente d’un individu à l’autre, une variabilité semblable à celle observée dans le cas de l’asthme.

Le Dr Polverino a soulevé une question fondamentale dans un éditorial accompagnant ces travaux : « … si l’obstruction des voies respiratoires n’est plus essentielle au diagnostic, devrions-nous encore l’appeler BPCO ? » Cette interrogation fait écho à une réflexion plus ancienne. Il y a plus de 50 ans, le terme de « maladie pulmonaire chronique non spécifique » avait été suggéré pour englober la bronchite chronique, l’asthme, l’emphysème et toute autre maladie pulmonaire obstructive irréversible ou persistante.

L’évolution de la pensée médicale s’oriente désormais vers une approche plus personnalisée du traitement des maladies respiratoires chroniques. Ce nouveau paradigme, axé sur les « traits traitables », privilégie l’adaptation du traitement à la biologie individuelle de chaque patient plutôt qu’à une simple catégorisation diagnostique. En d’autres termes, il s’agit d’identifier et de cibler les mécanismes spécifiques qui contribuent à la maladie chez chaque personne.

Face à cette évolution, certains proposent de revenir à une terminologie plus large et inclusive. Une solution, selon certains, serait de redéfinir la BPCO comme une « maladie pulmonaire chronique non spécifique », un terme qui permettrait de mieux refléter la diversité des manifestations cliniques et pathologiques observées.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.