Home SantéLa Plaza centrale de la Inmaculada montre l’abandon et l’apathie à León

La Plaza centrale de la Inmaculada montre l’abandon et l’apathie à León

by Sophie Martin

La place de la Inmaculada, un espace public autrefois modèle en matière d’aménagement urbain à León, est aujourd’hui délaissée par la municipalité, témoignant d’un manque d’entretien visible et suscitant l’inquiétude des riverains.

Créée en 1982 pour apaiser la circulation et offrir un lieu de détente aux habitants, la place présente désormais un visage bien différent. Les bancs en pierre sont recouverts de terre, les dalles de marbre sont brisées, les poubelles sont déformées ou endommagées et les déchets s’accumulent aux alentours. Le vandalisme, bien que partiellement freiné par des plantations florales régulières, semble encouragé par cet état de négligence.

Située au cœur de León, dans un quartier densément peuplé et abritant de nombreux bureaux et commerces, la place de la Inmaculada était conçue, dès 1907, comme un carrefour central reliant neuf rues principales. Au fil du temps, elle a porté différents noms – Raposa del Rastro, Glorieta de San Froilán, Plaza de la Libertad, Calvo Sotelo – avant d’être officiellement baptisée Plaza de la Inmaculada en décembre 1998, tout en conservant son surnom populaire de Plaza Circular.

En 1956, la place s’était enrichie d’une statue, œuvre du sculpteur asturien Marino Amaya, inaugurée en hommage au Congrès équatorien qui s’était tenu à León l’année précédente. Avant cela, elle ne comportait qu’une reproduction de Guzmán le Bon.

La transformation de la place en espace piétonnier, amorcée en août 1982, avait nécessité un investissement de près de 4 millions de pesetas (environ 24 000 euros actuels). Les aménagements comprenaient deux cercles concentriques – un autour de la statue, recouvert de gazon, et un autre délimitant la chaussée – ainsi qu’un plan en forme d’étoile à huit branches, agrémenté de bancs, de fontaines, de poubelles et de jardins fleuris.

« En août 1982, elle a cessé d’être un simple lieu de passage pour devenir un espace de vie, où l’on peut se promener et se reposer », se souvenait à l’époque Salustiano López Contreras, conseiller à la commission d’assainissement et d’hygiène. Aujourd’hui, cet espace de référence semble avoir été oublié par les autorités municipales, au grand dam des habitants et des visiteurs.

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