Home MondeLes principaux dirigeants européens exigent que Trump ne cède pas de territoire à la Russie avant de négocier la paix | International

Les principaux dirigeants européens exigent que Trump ne cède pas de territoire à la Russie avant de négocier la paix | International

by Clara Dubois

Publié le 2025-10-21 09:44:00. Face aux exigences territoriales de Donald Trump envers l’Ukraine, plusieurs dirigeants européens ont réaffirmé leur soutien à Kiev et à la défense de son intégrité territoriale, tout en explorant des solutions financières pour maintenir l’aide à l’Ukraine.

  • Plusieurs pays européens et les institutions de l’Union européenne ont publié une déclaration commune soutenant l’Ukraine et rejetant toute cession de territoire à la Russie.
  • Les dirigeants européens cherchent à consolider le soutien à l’Ukraine, notamment sur le plan financier, avant d’éventuelles négociations de paix.
  • La Commission européenne propose d’utiliser les avoirs russes gelés en Europe pour accorder des prêts à l’Ukraine, une proposition qui suscite des débats.

L’Ukraine reçoit un large soutien de la part de plusieurs pays européens face aux pressions exercées par l’ancien président américain Donald Trump. Ce dernier a récemment demandé à Kiev de céder des territoires, notamment le Donbass, à la Russie en échange d’un accord de paix. Une exigence qui inquiète profondément les autorités ukrainiennes et leurs alliés européens.

Mardi, les dirigeants du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Pologne, de la Finlande, du Danemark, de la Norvège, ainsi que les représentants de la Commission européenne et du Conseil européen, ont publié une déclaration commune. Cette déclaration, signée également par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, réaffirme le soutien à Kiev et insiste sur le fait que toute négociation doit se baser sur le gel de la ligne de front actuelle.

« Nous soutenons fermement la position du président Trump selon laquelle les combats doivent cesser immédiatement et la ligne de front actuelle doit être le point de départ des négociations »

Déclaration commune des dirigeants européens et ukrainiens

Cette prise de position intervient quelques jours après les déclarations de Donald Trump, qui a publiquement demandé à Zelensky de céder le Donbass à Moscou lors d’une réunion à la Maison Blanche. Cette demande fait écho à la rhétorique du président russe Vladimir Poutine, que Trump envisage de rencontrer prochainement à Budapest, à l’invitation du Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Le choix de Budapest comme lieu de rencontre est perçu comme un désavantage pour l’Ukraine.

L’Union européenne et l’Ukraine craignent qu’un accord défavorable ne soit conclu lors de ces pourparlers. Les dirigeants européens s’efforcent donc de renforcer la position de l’Ukraine avant toute négociation, afin qu’elle puisse défendre au mieux ses intérêts. Ils insistent sur le principe fondamental de l’inviolabilité des frontières internationales.

« Nous maintenons notre attachement au principe selon lequel les frontières internationales ne doivent pas être modifiées par la force »

Déclaration commune des dirigeants européens et ukrainiens

Les signataires de la déclaration soulignent également que la Russie est seule responsable de la poursuite du conflit.

« Les tactiques dilatoires de la Russie ont montré à maintes reprises que l’Ukraine est la seule partie sérieuse à rechercher la paix. Nous pouvons tous constater que Poutine continue de choisir la violence et la destruction »

Déclaration commune des dirigeants européens et ukrainiens

Parallèlement à ces efforts diplomatiques, l’Ukraine est confrontée à de sérieuses difficultés financières. Selon plusieurs sources européennes, Kiev ne disposerait de fonds suffisants que jusqu’à la fin du premier trimestre 2026. Face à cette situation et aux budgets serrés des États membres, la Commission européenne a proposé une solution innovante : accorder des prêts à taux zéro à l’Ukraine, financés par les avoirs russes gelés en Europe (140 milliards d’euros). Cette proposition, qui suscite des débats, pourrait permettre de débloquer des fonds importants pour soutenir l’Ukraine.

La Belgique, qui héberge une part importante de ces avoirs et perçoit des revenus fiscaux sur ceux-ci, était initialement réticente à cette idée, craignant des conséquences juridiques. Cependant, elle se montre désormais plus ouverte à la proposition, à condition d’obtenir des garanties solides de la part des autres membres de l’UE en cas de litiges futurs. Les dirigeants européens devraient soutenir cette initiative lors du sommet de jeudi, auquel Zelensky devrait assister en personne.

Le Kremlin a déjà condamné cette idée, la qualifiant de « confiscation » et menaçant de représailles.

You may also like

Leave a Comment