L’Indonésie vient de faciliter l’accès à son marché pour les investisseurs étrangers en abaissant considérablement le capital minimum requis pour la création d’entreprises. Cette mesure, annoncée par le ministère de l’Investissement, vise à attirer davantage de capitaux et à stimuler la croissance économique dans un contexte de concurrence accrue en Asie du Sud-Est.
Le gouvernement indonésien a réduit le capital social minimum exigé pour les sociétés à responsabilité limitée à capitaux étrangers (PT PMA) de 10 milliards de roupies indonésiennes (environ 640 000 $ US) à 2,5 milliards de roupies indonésiennes (environ 160 000 $ US). Ce changement, officialisé par le règlement n° 5 de 2025, permet aux entreprises d’étaler leurs investissements en capital au fil du temps, en fonction de l’avancement de leurs projets.
Pendant plus de dix ans, l’Indonésie a maintenu un seuil d’investissement initial élevé, ce qui a pu freiner l’implantation de petites et moyennes entreprises, notamment dans le secteur des services. La nouvelle réglementation offre désormais une plus grande flexibilité financière, encourageant une approche progressive de l’investissement.
Cette décision s’inscrit dans une dynamique régionale où les exigences en matière de capital d’entrée varient considérablement. Le Vietnam, par exemple, approuve généralement les projets étrangers avec un capital de départ d’environ 100 000 $ US, selon le secteur d’activité. La Thaïlande exige un minimum d’environ 3 millions de bahts thaïlandais (80 000 $ US), tandis que la Malaisie se situe entre 500 000 et 1 million de ringgits malaisiens (105 000 à 210 000 $ US).
En assouplissant ses règles, l’Indonésie espère se positionner de manière plus compétitive pour attirer les investissements étrangers et soutenir son développement économique. « Cette mesure est une étape importante pour simplifier les procédures et encourager l’investissement direct étranger », a déclaré un porte-parole du ministère de l’Investissement.
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