Publié le 24 septembre 2025 14h35. La maladie d’Alzheimer, une pathologie neurodégénérative en constante progression, affecte les fonctions cognitives essentielles. Des experts soulignent l’importance de la stimulation mentale, notamment par des activités ludiques, pour potentiellement ralentir son impact.
- La stimulation cognitive régulière, via des jeux de logique comme le sudoku ou les mots croisés, peut aider à maintenir l’activité cérébrale.
- Les bénéfices de ces activités semblent spécifiques et ne se généralisent pas nécessairement à toutes les capacités mentales.
- Bien que ces jeux ne préviennent pas la maladie, ils pourraient retarder l’apparition des symptômes.
La maladie d’Alzheimer se caractérise par des modifications cérébrales progressives qui altèrent la pensée, la mémoire, le raisonnement et le comportement. Face à ce défi de santé publique, la recherche de stratégies préventives est cruciale. Parmi les approches explorées, la stimulation mentale occupe une place de choix, encourageant l’apprentissage continu et les interactions sociales.
Des jeux de logique tels que le sudoku, les mots croisés et les recherches de mots sont souvent cités comme des outils de stimulation cognitive. Ils contribuent à activer les cellules cérébrales et à maintenir l’esprit vif. Cependant, Adrian Owen, professeur de neurochirurgie cognitive à l’Université Western en Ontario (Canada), nuance cet optimisme : « Les avantages de ces passe-temps tendent à être spécifiques et ne sont pas généralisables à d’autres capacités mentales. » Autrement dit, chaque activité améliore des aspects particuliers des fonctions cognitives.
Lire, apprendre une nouvelle langue, jouer à des jeux de société ou compléter des mots croisés sont autant d’activités associées à un risque moindre de détérioration mentale. Certains scientifiques avancent que le développement d’une « réserve cérébrale » tout au long de la vie, grâce à une activité intellectuelle soutenue, pourrait retarder les effets de la démence.
Les jeux de logique : un rempart, pas une solution miracle
D’autres études suggèrent que les personnes ayant un niveau d’éducation plus élevé ou exerçant des professions intellectuellement stimulantes sont moins susceptibles de développer des maladies cognitives dégénératives. Le neurologue Joe Verghese, de l’Université Stony Brook, tempère toutefois :
« Ces activités ne préviendront probablement pas les lésions cérébrales qui conduisent à la maladie d’Alzheimer, mais elles peuvent retarder l’apparition des symptômes de plusieurs années. »
Joe Verghese, neurologue à l’Université Stony Brook
Il recommande d’investir dans des jeux offrant une « stimulation cognitive systématique », tout en conseillant de ne pas céder aux promesses commerciales sans fondement scientifique. Samuel Gandy, chercheur au Mount Sinai Alzheimer’s Research Center, souligne quant à lui que l’essentiel réside dans la capacité du passe-temps à maintenir l’esprit en activité :
« L’important en fin de compte n’est pas le format du jeu, mais que le passe-temps parvienne à garder l’esprit en mouvement. »
Samuel Gandy, chercheur au Mount Sinai Alzheimer’s Research Center
En conclusion, si les jeux de logique ne constituent pas une garantie contre la maladie d’Alzheimer, ils représentent un outil précieux pour préserver et stimuler les fonctions cognitives, contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie.
STEPHANY GUZMAN AYALA
PORTÉE NUMÉRIQUE ÉDITORIAL
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