Publié le 25 octobre 2025 à 21h01. Une étude suédoise révèle que le traitement médicamenteux précoce du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est associé à une réduction significative des risques de comportements à risque et de problèmes de santé mentale chez les patients nouvellement diagnostiqués.
- Le traitement médicamenteux, principalement à base de méthylphénidate, diminue de 15 % le risque de première consommation de substances et de 25 % celui d’une consommation récurrente.
- L’étude démontre une réduction de 17 % des premiers comportements suicidaires et de 15 % des tentatives de suicide ultérieures chez les patients traités rapidement.
- Les médicaments réduisent également le risque d’accidents de la route de 12 % et de comportements criminels de 13 % lors de la première occurrence.
Les premières années suivant un diagnostic de TDAH peuvent être particulièrement difficiles, oscillant entre un sentiment de soulagement lié à la compréhension de ses difficultés et l’adaptation à une nouvelle réalité neurologique. Environ 5 % des enfants et 2,5 % des adultes à travers le monde sont concernés par ce trouble, qui se manifeste souvent par des difficultés de concentration, de planification et un manque de contrôle des impulsions, engendrant stress et complications au quotidien.
Une étude récente, publiée dans le British Medical Journal, apporte des éléments probants sur l’importance d’une prise en charge rapide et médicamenteuse. Menée par des chercheurs de l’Institut Karolinska de Stockholm, en Suède, l’étude a analysé les données de 148 581 patients, âgés de 6 à 64 ans, diagnostiqués avec un TDAH entre 2007 et 2018. Les résultats indiquent que les patients ayant débuté un traitement médicamenteux dans les trois mois suivant leur diagnostic présentent un risque considérablement réduit de développer des conséquences graves liées à leur trouble.
Dans environ 88 % des cas, le médicament prescrit était le méthylphénidate, un stimulant qui agit en augmentant la quantité de neurotransmetteurs clés dans le cerveau, améliorant ainsi l’attention, le contrôle des impulsions et la prise de décision. Des recherches antérieures ont même suggéré que ces médicaments pourraient ajouter littéralement des années à la vie de certaines personnes.
Selon le Dr Samuele Cortese, psychiatre à l’Université de Southampton et auteur de l’étude,
« Souvent, il n’y a aucune information sur les risques si vous ne traitez pas le TDAH. Maintenant, nous avons la preuve que les médicaments contre le TDAH peuvent réduire ces risques. »
Samuele Cortese, psychiatre à l’Université de Southampton
Cette recherche renforce les preuves existantes quant à l’efficacité des médicaments dans la prévention de certaines des conséquences les plus graves associées au TDAH. Des études complémentaires confirment ces résultats.
Si cette information vous inquiète ou si vous avez besoin d’aide, veuillez consulter cette liste pour trouver une ligne d’écoute téléphonique d’urgence disponible 24h/24 et 7j/7 dans votre pays.
À lire aussi
